Rima Hassan avait été placée en garde à vue jeudi pour des accusations d’«apologie du terrorisme» puis est ressortie libre en fin de soirée, avant un procès le 7 juillet.
Rima Hassan sort du silence à l’occasion d’une conférence de presse organisée ce vendredi, au lendemain de sa garde à vue. Une détention jugée «parfaitement illégale» par son avocat Vincent Brengarth. Ce dernier a dénoncé un «dévoiement de la procédure de flagrance par le parquet» qui, selon lui, «a fait le choix de recourir à cette procédure» car c’est «la seule façon de détourner l’immunité parlementaire» dont bénéficie l’eurodéputée LFI.
À propos des propos tenus par Rima Hassan sur X qui ont motivé son placement en garde à vue, son avocat a estimé que sa publication est «une simple citation, sans la moindre provocation et sans la moindre apologie». «À aucun moment elle ne vient faire l’apologie du terrorisme ou faire une quelconque provocation des agissements qui ont été reprochés à cette personne», a-t-il soutenu. Il a jugé que son placement en garde à vue s’explique principalement car «il s’agit de Rima Hassan». Par ailleurs, le conseil a souligné qu’en supprimant son tweet, sa cliente était dans une «logique d’apaisement».
L’eurodéputée Rima Hassan avait affirmé plus tôt dans la journée sur X que «toutes les informations» faisant référence à «la détention de drogues» durant sa garde à vue jeudi «sont fausses» et relayées pour lui «nuire», assurant qu’elle n’avait sur elle que du CBD, une substance légale tirée du cannabis.
Rima Hassan avait été placée en garde à vue jeudi pour des accusations d’«apologie du terrorisme» puis est ressortie libre en fin de soirée, avant un procès le 7 juillet. Elle a de nouveau été convoquée vendredi matin au siège de la police judiciaire pour une autre affaire. Le parquet avait affirmé avoir retrouvé dans ses effets personnels des «matières s’apparentant d’une part à du CBD », «et d’autre part à de la 3MMC», une drogue de synthèse.
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