Le président des Républicains a annoncé vendredi 3 avril la création d’un «observatoire des villes LFI» pour surveiller et dénoncer les actions des mairies dirigées par La France Insoumise, qu’il qualifie de «parti séditieux».
Le patron de LR Bruno Retailleau a annoncé vendredi 3 avril «mettre sous surveillance» La France insoumise, qu’il présente comme «un parti séditieux» en lançant un «observatoire des villes LFI» pour documenter et dénoncer les initiatives qu’elles prennent. «La “nouvelle France” de Jean-Luc Mélenchon , ce n’est pas notre France», a affirmé Bruno Retailleau lors d’une conférence de presse à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne), en région parisienne.
Lors des élections municipales des 15 et 22 mars, LFI a réalisé une percée dans les quartiers populaires des grandes agglomérations en remportant notamment Saint-Denis, Roubaix, Vénissieux et Vaulx-en-Velin. L’ancien ministre de l’Intérieur a confié symboliquement la présidence de cet observatoire à Kristell Niasme, la maire LR de Villeneuve-Saint-Georges qui a battu en 2025 l’Insoumis Louis Boyard lors d’une élection partielle et a été reconduite dès le premier tour lors des récentes municipales.
Jean-Luc Mélenchon est un «leader maximo»
Traitant Jean-Luc Mélenchon de «leader maximo» et dénonçant tour à tour «le communautarisme», le «racialisme», le «terrorisme intellectuel» et la «violence» de LFI, le patron de LR, qui s’est lancé début février dans la course à la présidentielle, s’est engagé «à ne rien laisser passer» de la part du parti de la gauche radicale.
Avec cet observatoire, Bruno Retailleau entend «nourrir des preuves à travers les déclarations, les méthodes et les pratiques» des mairies LFI. «Quand elles seront documentées, elles seront mises à disposition des citoyens, des associations et des élus», a souligné Bruno Retailleau, qui a évoqué la possibilité pour son parti de «saisir la justice».
Les «accords de la honte»
Depuis septembre 2024, les Républicains ont fait de LFI le «principal ennemi de la République» et n’ont cessé d’attaquer la formation de Jean-Luc Mélenchon. Lors de la récente campagne des municipales, Bruno Retailleau avait déjà dénoncé les «accords de la honte» entre la gauche et LFI dans plus d’une centaine de villes.
Il a appelé au «barrage» contre le mouvement mélenchoniste. La droite a d’ailleurs remporté la victoire face à des alliances entre la gauche et LFI, notamment à Toulouse ou Besançon, mais sans y parvenir à Lyon ou à Nantes. À Paris et à Marseille, les candidats socialistes victorieux Emmanuel Grégoire et Benoît Payan avaient refusé de s’allier aux Insoumis.
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