L’eurodéputée a été convoquée la semaine dernière pour «apologie du terrorisme» après une publication X rendant hommage à un terroriste japonais. De la drogue de synthèse a également été retrouvée dans ses affaires. «Un harcèlement judiciaire», martèle Mathilde Panot.
La même semaine, La France Insoumise (LFI) a dû faire face au retour du député Raphaël Arnault, empêtré dans l’affaire Quentin Deranque, ainsi qu’à une nouvelle garde à vue de l’eurodéputée Rima Hassan pour «apologie du terrorisme». Dans une publication sur X, elle a rendu hommage à un terroriste japonais, responsable de la mort de 26 personnes en Israël. «Un simple tweet», rétorque la cheffe de file des députés Insoumis, Mathilde Panot, sur Franceinfo ce mardi.
«On dénonce un harcèlement judiciaire, parce que ce qui s’est passé ce jeudi est un seuil franchi absolument gravissime», a assuré la responsable politique. La franco-palestinienne, Rima Hassan, a passé près de quatorze heures en garde à vue pour son tweet, qu’elle a ensuite supprimé avant d’être convoquée. «Il y a un deux poids, deux mesures qui est évident», s’est encore insurgée Mathilde Panot, arguant qu’«il n’y a aucune raison de stigmatiser ainsi Rima Hassan». «Personne ne conteste qu’il (le terroriste japonais, ndlr) a commis un acte terroriste il y a 50 ans. Elle a pris une citation qu’elle a ensuite supprimée», a défendu la députée du Val-de-Marne.
«Elle n’a jamais incité à aucun acte terroriste, elle ne le fera jamais», a affirmé son homologue Insoumise, qui assure que l’ancienne tête de liste aux élections européennes «propose une solution politique» dans le conflit israélo-palestinien. Depuis deux ans, Rima Hassan a fait l’objet de 16 procédures, «dont 13 classées sans suite», a justifié Mathilde Panot.
Drogue de synthèse
Le cas de l’eurodéputée a été aggravé, vendredi, après la découverte dans ses affaires, selon le parquet, de «matières s’apparentant d’une part à du CBD», «et d’autre part à de la 3MMC», une drogue de synthèse. L’intéressée assure n’avoir eu que du CBD, une substance légale. Après ces révélations, Mathilde Panot a exigé : «Nous demandons que des enquêtes administratives soient ouvertes par Gérald Darmanin et Laurent Nunez pour savoir d’où ces fuites viennent». Avant de soutenir qu’il est «illégal de briser le secret de l’instruction».
«L’immunité parlementaire n’est pas un privilège (…). Aujourd’hui, le harcèlement judiciaire et l’instrumentalisation de la justice contre Rima Hassan doivent cesser», a avancé la cheffe de file. Rima Hassan sera jugée le 7 juillet prochain pour «apologie du terrorisme». Mathilde Panot, regrette le «dévoiement» du chef d’accusation et demande que la loi Cazeneuve, qui contient le délit, soit «supprimée».
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