Le nombre de nouveau-nés a été stable l’année dernière, à rebours du recul général observé sur le reste du territoire métropolitain. Un plateau qui pourrait toutefois être de courte durée.
L’anomalie n’est pas passée inaperçue. Les Pays de la Loire ont été, en 2025, la seule région de France à maintenir un nombre de naissances stable, avec 35.400 heureux événements enregistrés. Une véritable «exception ligérienne» soulignée par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), dans une étude flash publiée le 2 avril. Une dynamique à l’image de la vitalité démographique de la région qui, malgré une érosion en cours, a vu sa population progresser de 6,1% entre 2016 et 2026, pour s’établir désormais à 3,965 millions d’habitants.
Cette résilience locale des naissances s’explique notamment par l’attractivité toujours forte de la façade atlantique et de l’agglomération nantaise, ainsi que par l’arrivée d’un nombre plus important de femmes en âge de porter un enfant, par rapport à la moyenne métropolitaine. Attention, toutefois, à ne pas surinterpréter ces données. «Il est beaucoup trop tôt pour extrapoler une dynamique plus large à partir de ce palier. Les premiers chiffres des mois de janvier et de février 2026 semblent d’ailleurs plutôt pointer vers une baisse des naissances pour cette année», décrypte Arnaud Fizzala, chef des projets d’études à l’Insee et co-auteur de l’étude flash.
Lutte contre l’infertilité
En dépit de cette stabilisation des naissances, les Pays de la Loire n’échappent pas, en effet, au creusement de leur solde naturel régional. Celui-ci est devenu négatif en 2022, en raison de l’augmentation soutenue des décès et de l’effritement de la natalité. Ce même phénomène a gagné plus largement le reste de la métropole – comme une partie de l’Europe -, qui accuse, notamment, le vieillissement des générations issues de Baby Boom.
La baisse des naissances a, en revanche, plusieurs causes, profondes comme immédiates. Si l’envie de faire des enfants demeure, les couples pointent du doigt un faisceau de contraintes économiques et sociales venant contrarier leur projet d’enfant. Le coût de la vie ainsi que les difficultés grandissantes à trouver un logement sont notamment mis en avant pour expliquer ce phénomène de dénatalité. Pour y contrevenir, le gouvernement a annoncé en début d’année la création d’un nouveau congé de naissance, qui doit permettre aux parents de rester jusqu’à deux mois de plus auprès de leur nouveau-né. Un plan national de lutte contre l’infertilité est également sur les rails. Il se concrétisera, en particulier, par l’envoi, à la fin de l’été, d’une lettre à tous les Français de 29 ans.
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