«Il est vrai qu’Israël veut peut-être faire au sud du Liban comme Gaza (…) Gaza a été détruite, il y a eu plus de 70.000 morts et ensuite ils ont dû négocier», a dit le chef de l’État Joseph Aoun, dans un discours retransmis en direct.
Le président libanais Joseph Aoun a renouvelé dimanche son appel à des négociations directes avec Israël, pour empêcher que le sud du pays, où l’armée israélienne progresse et détruit des villages, se transforme en nouveau Gaza, ravagé par la guerre.
Ce matin, l’armée israélienne a annoncé avoir lancé des frappes sur des sites du Hezbollah à Beyrouth.
«Pourquoi ne pas négocier ?»
«Il est vrai qu’Israël veut peut-être faire au sud du Liban comme Gaza (…) Gaza a été détruite, il y a eu plus de 70.000 morts et ensuite ils ont dû négocier», a dit le chef de l’État, dans un discours retransmis en direct.
«Pourquoi ne pas négocier pour arrêter ces tragédies (…) sauver ce qui reste de maisons qui n’ont pas encore été détruites?», a-t-il ajouté.
Sept personnes tuées dans le sud du pays
Sept personnes, dont six membres d’une même famille, ont été tuées dans une frappe israélienne dimanche sur Kfar Hatta, localité située à plus de 40 km de la frontière avec Israël dans le sud du Liban, a indiqué une source de la Défense civile à l’AFP.
L’armée israélienne avait ordonné samedi soir aux habitants d’évacuer la localité en prévision de frappes. La famille, déjà déplacée d’un village plus au sud, attendait que l’un de ses proches vienne l’évacuer car elle ne disposait pas de voiture, a précisé la même source. L’homme a été également tué à son arrivée, selon elle.
Quatre morts dans une frappe près d’un hôpital à Beyrouth
Au moins quatre personnes ont été tuées et 39 blessées dans une frappe israélienne qui a visé dimanche le sud de Beyrouth, à quelque 100 mètres d’un hôpital, a annoncé le ministère libanais de la Santé dans un premier bilan.
La frappe s’est produite près de l’hôpital Rafic Hariri, le plus grand établissement médical public du Liban, dans le quartier de Jnah.
Une équipe de l’AFP a vu une vingtaine de personnes, certaines en pleurs, devant l’entrée de l’hôpital, alors que des ambulances, sirènes hurlantes, passaient dans ce quartier proche de la banlieue sud, bastion du Hezbollah pro-iranien.
Poster un Commentaire