l’OM à l’orgueil, la remontada ébouriffante de Strasbourg, Nantes et Nice pitoyables… Les tops et flops du multiplex


DÉCRYPTAGE – À l’issue du multiplex de la 34e et dernière journée de Ligue 1 dimanche soir, découvrez ce qui a plu… et déplu à la rédaction du Figaro.

TOPS 

L’OM à l’orgueil…

Auteur d’une saison catastrophique, l’Olympique de Marseille n’avait pas le droit à l’erreur dimanche soir dans son antre du Vélodrome face au Stade Rennais, lors de la 34e et dernière journée de Ligue 1. Sixièmes au coup d’envoi face à des Bretons, cinquièmes, qu’ils chassaient dans la course à l’Europe, les Phocéens ont remporté, haut la main, cette confrontation face à un rival direct (3-1). Les joueurs de Habib Beye se qualifient directement en Ligue Europa et envoient les Bretons en Ligue Conférence. Cette probante prestation des Marseillais n’effacera pas leurs derniers mois calamiteux, mais les Olympiens sauvent les meubles et assurent, tout de même, l’essentiel.


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La remontada ébouriffante de Strasbourg

Le match de cette saison de Ligue 1. Strasbourg a finalement eu le dernier mot face à Monaco (5-4) à La Meinau, à l’issue d’une rencontre hallucinante. Un véritable festival offensif d’un peu plus de 90 minutes marqué par les doublés sensationnels de Lamine Camara (10e, 42e), côté ASM, de Sebastian Nanasi (61e, 72e) et Martial Godo (34e, 84e), pour le Racing. Ansu Fati a également inscrit un but somptueux peu avant la pause (45e+2). Une partie absolument splendide qui a complètement échappé aux joueurs du Rocher. Ces derniers menaient de trois buts à l’heure de jeu avant de totalement s’effondrer défensivement, à l’image de leur saison.

Saïd, des adieux réussis au RCL

Pour son dernier match sous les couleurs lensoises, Wesley Saïd a planté un doublé en 10 minutes (20e, 32e) pour venir gâcher, dès la première demi-heure de jeu, la soirée lyonnaise. Le numéro 22, clinique dans la surface de réparation de Lyon, a parfaitement lancé son équipe dans sa démonstration sur la pelouse rhodanienne. Remanié et sans plusieurs de ses cadres à quelques jours de la finale de la Coupe de France face à Nice, le Racing a une nouvelle fois prouvé toute la qualité de son effectif en étrillant un piètre Olympique Lyonnais (0-4). Quelle saison des Sang et Or qui auront l’occasion de finir en beauté le 22 mai au Stade de France.

Diaw héros du Havre

Le gardien du HAC, Mory Diaw, est le héros de la soirée côté havrais. Le portier sénégalais a stoppé le penalty de Bamba Dieng juste avant la pause (45e+5), alors que son équipe menait d’un but au tableau d’affichage. Le tournant du match, décisif dans le résultat final et le maintien des Normands en Ligue 1 après leur victoire à Lorient (0-2).

FLOPS 

Lyon et Lille sans (aucune) gloire

Le Losc et l’OL devaient nous offrir une formidable lutte à distance pour le podium et la qualification directe en Ligue des champions, il n’en a rien été. Les Gones ont été balayés par un RC Lens plus que remanié au Groupama Stadium (0-4). Les hommes de Paulo Fonseca étaient déjà menés de trois buts à la mi-temps, complètement dépassés par le réalisme des Sang et Or, impitoyables devant la cage de Dominik Greif. Les Lyonnais ont ensuite raté une multitude d’occasions, ne réussissant jamais à revenir dans le match et en étant même punis par un superbe lob de Florian Thauvin en contre-attaque (53e).


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Les Dogues ont, eux, complètement déjoué face à des Auxerrois qui luttaient pour leur maintien (0-2). Pourtant à domicile, les Lillois ont rapidement concédé un but (24e), finalement refusé pour hors-jeu avant d’être vraiment menés dès la 32e minute après une frappe exceptionnelle de Lassine Sinayoko, qui a nettoyé la lucarne gauche de Berke Ozer. Les Icaunais ont résisté toute la rencontre face à des Nordistes peu inspirés et ont même doublé la mise à la toute fin du temps réglementaire grâce au même Sinayoko. Le Malien a, comme l’année dernière, assuré le maintien d’Auxerre. Il est un homme des grands rendez-vous. Les joueurs de Bruno Génésio peuvent remercier leur rival lensois, qui a empêché Lyon de les doubler.

Nice pitoyable

Nice s’avançait en barragiste à l’orée de cette 34e et dernière journée de Ligue 1. Les Aiglons devaient absolument s’imposer pour se maintenir et battre la lanterne rouge messine ne semblait clairement pas insurmontable. Et pourtant… Les joueurs de Claude Puel n’ont tiré que quatre fois au but, soit autant que les Messins et ont même été légèrement dominés au niveau de la possession de balle (49%). Ce ne sont pas les quelques tentatives maladroites sur coup de pied arrêté qui ont changé quelque chose à la piètre prestation des locaux (0-0).

Le tout, on le rappelle, face à Metz, relégué depuis des semaines et qui n’avait inscrit que 16 points avant le match de ce soir, en concédant la bagatelle de 76 buts. Sitôt la fin de match sifflée, un grand nombre de supporters de Nice ont envahi la pelouse, obligeant les forces de l’ordre à intervenir. Du grand art. La saison des Aiglons est loin d’être terminée puisqu’il leur reste la finale de la Coupe de France le 22 mai contre Lens, puis les deux matches de barrage face à Saint-Étienne, bien déterminé à remonter en Ligue 1.

Le chaos total à Nantes

Un dernier match à domicile avant la Ligue 2 pour Nantes ? La rencontre n’a finalement duré qu’une vingtaine de minutes, avant que des centaines de membres de la Brigade Loire n’envahissent le terrain. Les joueurs des deux équipes se sont jetés dans les vestiaires, craignant sans doute d’être pris à partie. De nombreux fumigènes ont été lancés en même temps. L’entraîneur des Canaris Vahid Halilhodžić a tenté de raisonner des supporters des Canaris avant de sembler blessé quelques minutes plus tard. Le chaos était total et les officiels ont mis une trentaine de minutes avant de décréter que le match ne reprendrait pas. Un bel au revoir à la Ligue 1 pour le FC Nantes, une fin de saison magistrale.



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