L’agence américaine de la sécurité aérienne rend ce contrôle obligatoire, sans toutefois immobiliser la flotte en service.
L’Agence américaine de la sécurité aérienne (FAA) vient d’imposer l’inspection de 1 500 avions Boeing 737 Max dans le monde, dont 471 immatriculés aux États-Unis, après la découverte de fissures, appelées criques, dans le fuselage de ces appareils. Ces opérations se feront sans immobiliser la flotte en service, les compagnies aériennes devant réaliser ce contrôle lors des visites programmées en atelier.
La FAA précise qu’aucune fissure n’a, à ce stade, été détectée sur des 737 Max, contrairement à certains 737 NG. Mais le régulateur américain estime que le Max, version modernisée du 737 NG, partage avec ce dernier la même conception et les mêmes processus de fabrication. Il y a donc un risque que des criques non détectées affectent, en se propageant, l’intégrité de la structure de ces avions. La FAA veut que l’origine du problème soit trouvée afin que Boeing modifie les Max en cours d’assemblage. L’agence applique le principe de précaution et ne veut pas porter flanc aux critiques, après avoir été convaincue, par le passé, de collusion avec Boeing.
Des sièges passagers mal installés
La décision de la FAA intervient moins de quinze jours après « l’affaire des sièges mal fixés » sur des 737 Max, démontrant un nouveau défaut de contrôle qualité. Fin juillet, l’agence a rendu obligatoire l’inspection de 453 Max immatriculés aux États-Unis afin de vérifier que les sièges passagers sont bien verrouillés sur leur rail. Et, dans la négative, qu’ils soient réinstallés. En cas de turbulences, ces sièges mal fixés pourraient constituer un danger pour les passagers et le personnel de bord. Depuis le grave incident survenu en janvier 2024 sur un 737 Max d’Alaska Airlines (une porte mal fixée s’était désolidarisée du fuselage en plein décollage), Boeing fait l’objet d’une surveillance renforcée.
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