Invitée ce jeudi sur Europe 1/CNews, Marion Maréchal a attaqué frontalement le député insoumis, au lendemain de son retour à l’Assemblée nationale, près de deux mois après la mort du militant identitaire mortellement agressé le 12 février.
Le retour de Raphaël Arnault – député insoumis et fondateur du mouvement antifasciste La Jeune Garde – dans l’hémicycle continue de susciter de vives réactions. Au micro d’Europe 1/CNews ce jeudi, Marion Maréchal a pris pour cible le député LFI du Vaucluse, qui a repris mercredi la parole médiatiquement et a réapparu à l’Assemblée nationale, près de deux mois après la mort de Quentin Deranque, militant identitaire mortellement agressé le 12 février dernier par des militants antifascistes, en marge d’une conférence de Rima Hassan à Sciences Po Lyon.
Marion Maréchal a d’abord réagi aux propos de la présidente du groupe LFI, Mathilde Panot, qui avait affirmé sur les réseaux sociaux que Raphaël Arnault «a toute sa place à l’Assemblée nationale», accompagnant son message d’un «Pleurez les fachos». Une sortie qu’elle juge d’une grande violence. «On ne sait plus que dire devant l’indécence et même, j’ai envie de dire, l’âge mental de ces élus », a-t-elle lancé. Avant d’ajouter : «Après la mort de Quentin, que la présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale n’ait rien d’autre à dire que “pleurez les fachos”, alors que ceux qui sont en train de pleurer ce sont précisément les parents de Quentin et ses amis. C’est absolument insupportable.»
«On ne peut que demander la démission de Raphaël Arnault»
Marion Maréchal a ensuite directement mis en cause Raphaël Arnault. «Cette femme défend un homme qui est le chef des assassins de Quentin Deranque. Le chef d’une milice dont tout démontre qu’elle a organisé un guet-apens», a-t-elle déclaré. Puis elle a poursuivi en s’appuyant sur des éléments de l’enquête : «Toutes les premières indications de l’enquête montrent que Jacques-Élie Favrot , qui est donc l’un des collaborateurs de Raphaël Arnaud, était l’un des chefs de bande dans la commission de cet assassinat.» Sur ce fondement, la députée européenne a réclamé le départ du parlementaire insoumis. «C’est vrai qu’on ne peut que demander la démission de Raphaël Arnault», a-t-elle estimé, jugeant qu’«on ne peut pas avoir, siéger dans les bancs de l’Assemblée nationale, un homme qui est, une fois plus, le chef d’une bande d’assassins (sic)». Et de conclure sur ce point : «Ce n’est pas digne de notre République. Je ne peux qu’en appeler à la décence et à la morale.»
Relancée sur la défense de Raphaël Arnault, qui dénonce une «instrumentalisation politique» destinée à «éteindre la gauche», Marion Maréchal a redoublé de sévérité. «Il aurait mieux fait de rester terré dans le trou dans lequel il était caché depuis deux mois», a-t-elle lancé, visant aussi sa prise de parole dans «un média antifa, financé par l’argent public». La nièce de Marine Le Pen a également élargi sa charge à l’ensemble de la mouvance antifasciste et à La France insoumise. «Dans cette affaire, on découvre qu’il y a une économie circulaire antifa largement financée par l’argent des Français. C’est doublement indécent», a-t-elle affirmé.
Avant de viser le leader de LFI: «Jean-Luc Mélenchon animalise l’adversaire, fascise l’adversaire, légitime la violence, est à deux doigts, dans cette affaire de légitimer le meurtre.» En conclusion, Marion Maréchal a présenté cette affaire comme un révélateur politique plus large. «Qu’on prenne la mesure de la menace que représente ce courant politique», a-t-elle plaidé, estimant qu’il n’était «pas totalement exclu de la course à la présidentielle pour le second tour». Un constat qui, selon elle, «doit d’autant plus amener la droite à prendre ses responsabilités et à se rassembler».
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