Emploi en agriculture – Les communistes veulent une loi pour mieux protéger les saisonniers agricoles – Politique et syndicats, Économie et gestion


En pleine fronde des agriculteurs, les députés communistes ont présenté mercredi une proposition de loi pour mieux protéger les travailleurs saisonniers agricoles, face à la multiplication de « pratiques frauduleuses », voire de « méthode mafieuses » d’exploitation de sans papiers.

Les saisonniers font partie des « 1,2 million de salariés agricoles dont on ne parle jamais, les invisibles des temps modernes », a estimé le chef du groupe communiste André Chassaigne lors d’un point presse.

Préparé avec la fédération nationale agroalimentaire et forestière CGT, son texte propose notamment de mettre en place une prime de précarité pour les contrats saisonniers, à l’instar des autres contrats à durée déterminée, ainsi qu’une prime d’ancienneté sectorielle. Il réclame aussi une information obligatoire de la part de l’employeur : une « notice » rappelant aux salariés leurs droits et leur fournissant des numéros d’urgence, traduite dans la langue de chaque saisonnier.

Un autre article impose à l’employeur la fourniture d’équipements de protection individuelle adaptés aux tâches prévues.

André Chassaigne espère décliner sa proposition de loi sous forme d’amendements dans le projet de loi sur l’agriculture, que le gouvernement vient de repousser de « quelques semaines » en pleine crise avec les agriculteurs.

L’élu du Puy-de-Dôme envisage aussi de défendre certaines mesures le jeudi 30 mai lors de la niche communiste, une journée réservée à des textes de son groupe à l’Assemblée nationale.

Durant son point presse, plusieurs intervenants ont raconté abus, « problèmes d’accidents du travail », « logements insalubres » voire simples tentes pour des saisonniers dans la viticulture ou le maraîchage.

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Cosignée avec le député de Martinique Marcellin Nadeau, la proposition de loi insiste sur la situation en Outre-mer. L’équipe de Marcellin Nadeau a exposé les conditions de travail extrêmement difficiles de « coupeurs de canne » à sucre, payés « à la toise » (au poids de la récolte) sans horaire précis ni contrats écrits, alors « qu’un tiers sont des étrangers », venant d’Haïti, de Sainte-Lucie ou de République dominicaine.



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