Cette initiative avait été lancée par l’association Life for Paris. L’héroïne, qui vit désormais cachée et sous une identité secrète, pourra ainsi rembourser ses dettes et contribuer au financement des études de ses enfants.
Sonia, l’héroïne qui a aidé la police à localiser l’un des terroristes en fuite, Abdelhamid Abaaoud, au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, a reçu la somme de 470.000 euros, récoltée par le biais d’une cagnotte, selon des informations de la radio ICI. La plateforme, qui avait été lancée en novembre dernier, est toujours ouverte.
Face aux préoccupations des donateurs concernant l’argent, Arthur Dénouveaux, président de l’association Life for Paris à l’origine de la cagnotte, a confirmé à ICI que Sonia avait bien touché l’argent «malgré quelques complications administratives et sécuritaires», rapporte 20 Minutes. Il a également précisé qu’il lui était impossible d’obtenir le RIB de la femme, gardé secret par le gouvernement français, qui a joué le rôle d’intermédiaire entre l’association et le compte bancaire de Sonia.
«Ce regain de générosité» lui redonne de l’espoir
Interrogée au lancement de la cagnotte, Sonia a avoué qu’elle se sentait « vidée » mais que « ce regain de générosité » lui « redonn(ait) de l’espoir». C’est un « début de renaissance » pour cette femme qui a été très affectée par cette histoire : «Lorsque Sonia apprend la mort d’Abdelhamid Abaaoud et de Hasna (sa cousine), c’est un choc. En garde à vue, elle s’effondre », avait rapporté Le Figaro Madame au moment des faits.
Pour rappel, en 2015, Sonia héberge Hasna, qui lui présente son cousin Abdelhamid Abaaoud, un des djihadistes des attentats du 13 novembre. Après avoir découvert sa véritable identité, Sonia prévient la police, qui localise le terroriste dans un appartement de Saint-Denis. Alors que Sonia est placée en garde à vue pendant l’opération, la façade de leur immeuble s’effondre après qu’un des terroristes a fait exploser sa ceinture. Abdelhamid Abaaoud, Hasna et un de leur complice sont morts.
Dans un documentaire diffusé sur France 2 pour marquer les dix ans des attentats, il avait été révélé qu’elle vivait désormais cachée, sous une fausse identité, afin d’échapper à des représailles. « À ce jour, personne ne m’aide à me réinsérer professionnellement, ni socialement », déclarait l’héroïne. Elle doit faire face aux charges familiales qui ont considérablement augmenté en raison de son état civil inexistant et, a été contrainte de contracter des crédits. Grâce à l’argent de la cagnotte, elle va donc pouvoir rembourser ses dettes et «participer au financement des études de ses enfants».
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