des centaines de migrants tentent de rejoindre Ceuta, une enquête ouverte


Des centaines de migrants marocains ont tenté de rallier l’enclave espagnole de Ceuta depuis la ville frontalière de Fnideq au Maroc après des publications sur les réseaux sociaux faisant état d’un relâchement des contrôles. La police a ouvert une enquête judiciaire sur cette affaire, selon l’agence de presse MAP qui cite un communiqué de la Direction Générale de la sûreté nationale (DGSN). «Des centaines de migrants marocains, pour la plupart des mineurs, ont tenté la traversée vers Ceuta mardi soir avant d’être repoussés par les forces de l’ordre avant même leur arrivée à la frontière», a déclaré à l’AFP Mohamed Benaissa, responsable de l’Observatoire du Nord des droits de l’Homme.

Des heurts les ont opposés aux forces de l’ordre et le calme est revenu mercredi matin après la dispersion des migrants, a précisé Mohamed Benaissa. «Certains candidats à l’immigration illégale ont procédé délibérément à des jets de pierres envers les forces publiques et refusé d’obtempérer, causant des dégâts à deux véhicules particuliers», a indiqué la DGSN. Cinq personnes ont été interpellées et placées en garde à vue pour «les besoins de l’enquête judiciaire».

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10.000 migrants en 48 heures

L’enquête a été ouverte «pour identifier et interpeller toutes les personnes impliquées dans la diffusion de “fake news” (fausses informations) incitant à l’immigration illégale et prétendant, à titre frauduleux, l’allègement des procédures de contrôle frontalier», a expliqué la DGSN. Ces publications virales ont «nécessité le renforcement de la présence sécuritaire le long du littoral menant vers la ville de Fnideq», a-t-il souligné.

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La minuscule enclave de Ceuta, tout comme celle de Melilla, constituent les seules frontières terrestres de l’Europe avec l’Afrique. L’arrivée en mai, en 48 heures, de près de 10.000 migrants à Ceuta, dont beaucoup de mineurs, à la faveur d’un relâchement des contrôles frontaliers côté marocain, a marqué le point culminant d’une crise majeure entre Rabat et Madrid. Celle-ci avait été provoquée par l’hospitalisation pour des «raisons humanitaires» en Espagne du chef des indépendantistes sahraouis du Front Polisario, Brahim Ghali, considéré par le Maroc comme un «criminel de guerre».



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