De l’Assemblée aux mairies, comment la violence a réinvesti la vie politique


RÉCIT – Les scènes houleuses dans certaines mairies remportées par LFI laissent présager une brutalisation durable de la vie politique à un an de l’élection présidentielle.

Hélène Geoffroy ne veut pas incriminer ceux qui l’ont conspuée. Battue dimanche 22 mars, la maire socialiste sortante de Vaulx-en-Velin (Rhône) a été prise à partie par des habitants lui intimant, dans un accès de rage à l’annonce des résultats, de « dégager ». L’élue, en haut des marches de l’hôtel de ville, paraît sonnée par cette soudaine violence verbale. La scène est filmée et largement relayée sur les réseaux sociaux. La France insoumise vient de triompher dans cette municipalité de la banlieue lyonnaise.

« Je n’en veux pas à ceux qui m’ont hurlé dessus car ce sont des personnes qui souffrent et qui ont été, pendant cette campagne, survoltés sciemment et cyniquement », confie l’ex-édile au Figaro. « Bien sûr que je pointe LFI, je leur reproche d’avoir abandonné le combat universaliste de la gauche pour fragmenter la société. Ce “eux contre nous”, qui est aussi la marque du Rassemblement national, contribue à cet essor de la violence en politique », déplore Hélène Geoffroy

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