REPORTAGE – Pâques, Fête de la Lune, Dia de los muertos… Depuis son usine dans la banlieue de Lille, Chocmod a su modeler le nounours en chocolat typiquement français pour l’imposer dans les différents temps forts locaux à travers le monde.
Un doux parfum sucré se dégage des énormes chaudrons fumants dans l’usine Chocmod. À l’intérieur, des hélices touillent inlassablement un liquide blanchâtre, première étape de la fabrication de la spécialité du confiseur : les guimauves enrobées de chocolat. «La cuisson du sirop peut atteindre 115 degrés, pour évacuer le maximum d’eau», explique Kader Guembar, responsable adjoint de la production. À l’œil nu, il est capable de dire si le sirop a la bonne consistance. Un savoir-faire précieux pour l’entreprise, qui vante une guimauve «plus tendre et moins élastique» que ses concurrents.
Installée à Roncq en banlieue de Lille, où elle emploie une centaine de salariés (et jusqu’à 200 avant les fêtes), l’usine Chocmod est un haut lieu de la guimauve : il sort de ses deux lignes de production un million chaque jour. À quelques jours du week-end pascal en cette fin mars, le site tourne à plein régime. Pourtant, «la production de Pâques est terminée depuis décembre», explique Sophie Deloecker, directrice marketing et communication. «En ce moment, on est sur une production à destination de l’Asie, pour la Fête de la Lune à l’automne.»
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