Apiculture – Une excellente récolte de miel en 2022 – Pêche et aquaculture


La production de miel en France a été en 2022 l’« une des plus hautes » de ces 10 dernières années, équivalente à l’excellente récolte de 2020, selon l’Observatoire de la production de miel et de gelée royale.

La France a produit l’an dernier 31 387 tonnes de miel, une récolte en hausse de 58,5 % par rapport à 2021 selon l’Observatoire, qui dépend de l’Etablissement national des produits de l’agriculture et de la mer (FranceAgriMer).

Ce chiffre est nettement supérieur aux attentes de l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf), qui tablait en octobre dernier sur une récolte comprise entre 12 000 et 14 000 tonnes.

« Cette bonne production est contrastée par une forte disparité entre le sud et le reste de la France », ont commenté vendredi les associations professionnelles ADA France et InterApi : la récolte a surtout augmenté dans le centre et le nord du pays, et fortement baissé dans le sud-est.

Tout comme l’Unaf en octobre, les deux associations se disent « inquiet(e)s des conséquences du dérèglement climatique sur les exploitations apicoles ». La situation est particulièrement préoccupante pour les exploitations du sud de la France, qui ont été fragilisées deux années consécutives.

L’inquiétude sur la durabilité des exploitations apicoles en France est renforcée par le manque de visibilité sur les impacts de la réforme du système assurantiel et par la menace causée par les hausses des coûts de production en 2022. Cela s’ajoute aussi à une baisse du pouvoir d’achat des consommateurs, écrivent ADA France et InterApi.

« Les incertitudes sont grandes sur le niveau des ventes de miel depuis 2022, qui risque d’être encore plus impacté pour les miels biologiques », s’alarment-elles.

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La production de miel bio a augmenté de seulement 20,9 % l’an dernier, à 4 978 tonnes, selon l’Observatoire. Sur 62 744 apiculteurs recensés par l’Observatoire, seuls 9 % ont plus de 50 ruches. Plus jeunes – 46 ans en moyenne, contre 57 ans pour ceux qui en ont moins -, ceux-ci ont produit l’an dernier plus des trois quarts de la récolte nationale.



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