un père en garde à vue après avoir soutenu son fils ayant crié «Allah Akbar» lors d’un hommage à Samuel Paty


Cet homme de 43 ans a également proféré des insultes et des menaces à l’encontre du personnel éducatif.

Un père de famille de 43 ans a été placé en garde à vue lundi 18 octobre au matin après avoir soutenu son fils qui avait crié «Allah Akbar» lors d’un hommage à Samuel Paty, vendredi 15 octobre dans un collège de Valence (Drôme), a appris Le Figaro d’une source policière, confirmant une information de BFMTV.

Les faits initiaux se sont déroulés vendredi lors de la minute de silence organisée dans l’établissement. L’élève, âgé de 11 ans et scolarisé en classe de cinquième, «a été amené à réfléchir sur son comportement» et «a de lui-même proposé de s’excuser auprès de son professeur et de ses camarades», indique le rectorat de l’académie de Grenoble dans un communiqué.

L’adolescent a cependant écopé d’un avertissement et son père, un agent de sécurité âgé de 43 ans, a été prévenu par téléphone. Durant l’entretien, il «félicitait le comportement de son fils», puis injuriait et menaçait une première fois la direction du collège, selon le parquet.

Des propos injurieux et des menaces de mort

Lundi matin, l’homme pénétrait dans l’établissement et réitérait ses propos «de manière encore plus vive, allant jusqu’à prononcer des menaces de mort», selon le rectorat. La police a alors été alertée et le parent d’élève interpellé.

Lors d’une perquisition à son domicile, les enquêteurs ont découvert «une bible, deux livres salafistes, un nunchaku, un sabre, une canne-épée ainsi que la somme de 11.500 euros», indique le procureur de la République à Valence, Alex Perrin, dans un communiqué de presse. La garde à vue du père, connu des services de police et de la justice pour des faits anciens, a été prolongée et une expertise psychiatrique est en cours.

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Une centaine d’incidents lors de l’hommage à Samuel Paty ont été recensés par le ministère de l’Éducation nationale. Interrogé mardi sur celui de Valence, en marge du lancement à Paris de son plan de formation à la laïcité pour les enseignants, Jean-Michel Blanquer a répondu qu’il n’en considérait aucun comme «anodin» et que tous faisaient l’objet d’un suivi. «Nous avons maintenant, avec le ministère de l’Intérieur, des cellules de suivi des phénomènes de radicalisation. Ça permet de voir ce qui se passe avec une famille comme celle-ci» et de décider «des mesures sociales et pénales éventuellement à prendre, de façon à ne pas laisser sans suite des phénomènes comme cela», a dit le ministre.

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