Ségolène Royal «touchée» par la cohésion des hommes derrière Valérie Pécresse à l’issue du congrès LR


L’ancienne candidate à l’élection présidentielle estime auprès du Parisien que «les hommes politiques autour de Valérie Pécresse ont été très corrects, présents».

Une photo de famille qui en dit beaucoup, selon Ségolène Royal. À l’annonce des résultats du deuxième tour du congrès LR, à l’issue duquel Valérie Pécresse s’est imposée face à Éric Ciotti, tous les anciens candidats – Michel Barnier, Xavier Bertrand, Éric Ciotti et Philippe Juvin – mais aussi le président des Républicains, Christian Jacob, celui du Sénat, Gérard Larcher, celui du groupe LR à l’Assemblée nationale, Damien Abad, et le secrétaire général des Républicains, Aurélien Pradié, se sont retrouvés derrière la candidate à l’élection présidentielle pour l’applaudir et afficher leur soutien.

Une image qui a «touché» l’ancienne candidate socialiste à l’élection présidentielle, rapporte Le Parisien . «Force est de constater que les hommes politiques autour de Valérie Pécresse ont été très corrects, présents. Ce que je n’ai jamais eu : les ténors socialistes à l’époque ont tous boudé, sauf quelques-uns. On était avant #MeToo et un ancien premier ministre pouvait me traiter d’impasse (une référence au livre anti-Royal, L’impasse (Flammarion), écrit par Lionel Jospin en 2007, NDLR)», se rappelle celle qui est parvenue, en 2006, à se qualifier pour le second tour de l’élection. Un contraste qui l’a «émue».

«Les hommes de mon parti n’étaient pas prêts»

«Les hommes de mon parti n’étaient pas prêts. Beaucoup plus secoués que ceux de LR aujourd’hui de voir une femme leur passer devant», se remémore l’ex-présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes.

Se rappelant les attaques dont elle avait à l’époque été la cible («Bécassine» ; «Qui va garder les enfants ?»), l’ancienne ministre de l’Environnement juge que si les mêmes propos étaient tenus aujourd’hui «au sujet de Pécresse», les auteurs seraient aussitôt «sanctionnés, dégagés de la campagne».

Saluant le parcours «sans faute» de Valérie Pécresse lors de cette campagne interne – tout en précisant qu’elle ne soutient pas la droite -, Ségolène Royal ajoute une dernière remarque en référence à François Hollande, très discret lors de sa campagne en 2006 : «Pécresse, elle, a un mari qui la soutient, c’est un atout considérable.»



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