RER E : inauguration du prolongement


Gabriel ATTAL

Madame la ministre, chère Amélie OUDÉA-CASTERA, 

Monsieur le ministre, cher Patrice VERGRIETE, 

Messieurs les préfets, 

Mesdames et Messieurs les parlementaires, 

Madame la présidente de la région Ile-de-France, 

Monsieur le président du conseil départemental des Hauts-de-Seine,

Monsieur le président du conseil départemental des Yvelines, 

Madame la maire de Paris, 

Mesdames et Messieurs les maires, les élus, 

Monsieur le président de la SNCF, 

Mesdames et Messieurs les présidents et présidentes directeurs généraux, 

Mesdames et Messieurs, 

Je viens de citer beaucoup d’autorités, comme l’ont fait mes prédécesseurs. Je l’ai fait à dessein parce que, dans cette liste, il y a des élus, des autorités, des personnalités qui travaillent ensemble et qui aiment travailler ensemble. Il y a des personnalités politiques qui s’apprécient, d’autres qui peuvent moins s’apprécier ; il y a des personnalités politiques qui travaillent toujours bien ensemble, d’autres pour lesquelles ça peut être plus compliqué parfois. Et finalement, ce sont toutes ces personnalités politiques, qui ont des horizons politiques différents et qui peuvent plus ou moins apprécié travailler ensemble, qui ont parfois été en concurrence, qui le seront peut-être à l’avenir, qui se sont rassemblées derrière ce magnifique projet. 

Ce que je veux voir, c’est que nous avons en partage une conviction absolue, c’est que la politique, plus que des grands discours ou des grands récits, c’est d’abord des projets concrets pour les Français, que les acteurs politiques doivent s’engager, se battre, avancer dans le même sens dès que c’est dans le sens d’un progrès pour la vie quotidienne de nos concitoyens, avec une boussole : le bonheur de nos concitoyens. 

Je trouve que l’on ne parle pas assez de bonheur en politique, que les hommes et les femmes politiques ne parlent pas suffisamment du bonheur. Or ça doit être cela notre boussole permanente, le bonheur de nos concitoyens. Et aujourd’hui, ensemble, avec Éole, nous changeons la vie de nos concitoyens et c’est, je le crois très profondément, du bonheur en plus pour les Franciliens. Vous l’avez dit toutes et tous, Éole, c’est d’abord un pas de géant pour des dizaines de milliers, des centaines de milliers, des millions de Français. Ce sont les Hauts-de-Seine, et demain les Yvelines, jusqu’à Mantes-la-Jolie, connectés au cœur de Paris en quelques minutes. Ce sont des gains de temps précieux. A terme, plus de 40 minutes entre Mantes-la-Jolie et La Défense, 40 minutes aller-retour c’est 1h30 par jour. Autant dire, ce projet, c’est du temps de vie gagné, du temps avec sa famille, du temps pour soi. 

Éole, ce sont des opportunités nouvelles parce que les transports, c’est bien souvent ce qui permet d’accéder à un emploi, d’accepter ou non un emploi. C’est ce qui permet de concilier le mode de vie que l’on souhaite et le métier que l’on veut. Alors grâce à Éole, nous rapprochons les franciliens entre eux. Nous donnons un accès facile à Paris, à la Défense, jusqu’au parc du Vexin. Ce sont des dizaines de milliers, des centaines de milliers de franciliens qui pourront donc s’installer plus facilement où ils le souhaitent, sans que les transports soient un parcours du combattant. 

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C’est l’attractivité de tout le territoire desservi qui est renforcée. Ce sont des emplois créés, des services publics plus accessibles tout au long de la ligne E. Éole, c’est un projet où tous les territoires sont gagnants. Tous les Français sont gagnants. Alors, je veux dire combien l’État est fier d’avoir investi massivement dans ce projet aux côtés de la région Ile-de-France, des conseils départementaux des Yvelines, des Hauts-de-Seine, de la ville de Paris et de la SNCF. Je veux remercier tous les acteurs qui ont participé à ce projet, saluer leur engagement. Ensemble, tout le monde a tenu bon, tout le monde a tenu le cap, personne n’a jamais renoncé parce que c’est un projet qui est structurant, parce que c’est un projet qui va changer les transports en Île-de-France, parce que c’est un projet qui va changer vraiment concrètement les choses pour beaucoup de Français. Quand l’État et les collectivités avancent dans le même sens, et c’est le plus souvent le cas, on arrive à déplacer des montagnes. Ce projet le prouve à nouveau et je souhaite que nous continuions. 

Continuer, oui, parce que Éole n’est pas un projet isolé. Il y a d’abord cette ligne qui ouvrira dans 3 jours au public entre Saint-Lazare et Nanterre. Il y a ensuite ce prolongement jusqu’à Mantes-la-Jolie qui devra ouvrir au public d’ici fin 2026. Mais bien largement, le projet Éole, c’est la porte vers la Normandie qui permettra d’y améliorer considérablement les liaisons ferroviaires. Et puis, c’est un projet qui s’inscrit en pleine cohérence avec les révolutions des transports en commun en cours en Ile-de-France avec le Grand Paris Express. Avec les nouvelles lignes 15, 16, 17, 18, le prolongement de la ligne 14 vers Saint-Denis au nord et Orly au sud qui ouvrira dès les Jeux olympiques, nous relions tous les territoires du Grand Paris entre eux. Nous faisons en sorte que personne ne soit laissé sur le côté, que l’accès d’un endroit à l’autre soit plus facile, plus rapide. C’est un projet de cohésion des territoires. C’est un projet de développement économique, d’attractivité, un projet de cohésion sociale pour donner à tous une vie meilleure pour partir à la recherche du temps perdu dans les transports. C’est un projet extrêmement attendu, et je le dis en connaissance de cause, élu des Hauts-de-Seine, de la ville de Vanves où nous attendons avec impatience la station Fort d’Issy-Vanves-Clamart de la ligne 15.

Mesdames et Messieurs, derrière ces projets, il y a aussi une affirmation, la preuve que l’écologie et le pouvoir d’achat vont de pair. C’est l’écologie populaire dont j’ai parlé dans ma déclaration de politique générale. Grâce à Éole, en rendant La Défense et Paris plus accessibles, ce sont des dizaines de milliers de trajets en voiture qui vont être évités et donc, des émissions de gaz à effet de serre en moins. Ce sont aussi des économies de carburant pour les Français, car les transports en commun sont plus économiques que la voiture et doivent l’être. 

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En réalité, ce projet, comme le Grand Paris Express, c’est la démonstration de l’écologie que nous voulons. Et quand je dis « nous », je crois que nous sommes très nombreux rassemblés ici. Pas celle de l’interdiction brutale qui bride les Français et l’activité. Pas celle de l’injonction ou de la culpabilisation, mais bien celle des solutions. Sortir du tout voiture ne doit pas être le privilège d’un centre-ville. Je suis élu de banlieue parisienne. Je me déplace sans cesse au contact des Français dans les villes moyennes, dans la ruralité. Tous le savent, tous me le disent : pour eux, la voiture, c’est la liberté, c’est l’assurance d’avoir un travail et une autonomie. Alors, ne gâchons pas la vie des Français, offrons-leur toujours des solutions alternatives. Plus d’alternatives, plus simples, plus rapides et moins chères. C’est le sens de la location des véhicules électriques pour moins de 100 euros par mois, lancée par le président de la République et qui a été un remarquable succès que nous en conduirons d’ici à la fin de l’année. C’est aussi bien sûr le sens des grands projets comme Éole, comme le Grand Paris Express, comme les services express régionaux métropolitains, les RER métropolitains lancés par le président de la République à travers la France et qui commenceront à se mettre en place dès cette année. 

Parce que ce qui se joue ici, ces succès que nous avons construits ensemble ici, ça ne doit pas être l’apanage de la région capitale. Nous le voulons pour toutes les métropoles, pour les villes et nous voulons permettre le plus largement possible à nos concitoyens partout en France d’accéder à ces gains de temps, ces gains de vie précieux. Grâce à tous ces projets, grâce à notre investissement sans précédent dans le ferroviaire, nous approchons les transports en commun des Français. 

Comme ça a été le cas pour Éole, je sais pouvoir compter partout sur l’engagement total de la SNCF, de la Société des grands projets, des régions, des départements, des métropoles pour réussir. Les transports en commun, je le disais, ne doivent pas être l’apanage de Paris ou des hypercentres. Ils doivent rentrer dans tous les territoires, les relier entre eux, être accessibles au maximum de Français, même dans les communes moins grandes, même dans la ruralité. 

Cette révolution des transports en commun, ce sursaut du rail autour du président de la République, avec mon Gouvernement, avec les collectivités, nous sommes déterminés à le mener. Partout dans les territoires, nous construisons un nouveau maillage avec des transports en commun plus accessibles, plus rapides. Plutôt que de prendre des interdictions, nous offrons des alternatives crédibles, pratiques, propres, économiques. C’est de cette manière, j’en suis convaincu, que nous pourrons tenir nos objectifs et décarboner nos transports qui sont la première source d’émissions de gaz à effet de serre dans notre pays. C’est cela l’écologie des solutions, l’écologie populaire, l’écologie à la française, celle qui améliore la vie de toutes et tous où qu’ils vivent. 

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Mesdames et Messieurs, le projet Éole, ce sont des milliers d’heures avec les siens plutôt que dans les transports. Ce sont des économies de carburant, des économies de gaz à effet de serre, ce sont des territoires qui se rapprochent, des emplois qui se créent, de l’attractivité nouvelle. Je veux saluer et remercier toutes les femmes et tous les hommes qui ont rendu ce projet possible. Leurs noms pourraient être affichés derrière moi de la même manière que les logos des institutions qui ont participé à ce projet le sont. Parce qu’un tel projet, c’est une succession de maillages qui le rendent possible… de maillons. Ce sont des femmes, des hommes, ou qu’ils soient, quel que soit leur poste, quel que soit leur niveau de responsabilité, quel que soit le temps qu’ils ont mis dans ce projet, s’ils y ont participé depuis le début et son lancement, où ils sont arrivés plus tard. Ils ont chacun à leur place, chacun avec leur énergie et leur travail, permis la réalisation de ce projet et ils méritent nos remerciements. Ils méritent les remerciements des Français parce que pour les Français, c’est la liberté ; la liberté de prendre sa voiture ou non, celle d’accepter un travail, même s’il est à Paris ou à la Défense, celle de pouvoir vivre où l’on souhaite, que ce soit à Paris, dans la banlieue ou plus loin encore. 

Avec Éole, nous nous donnons, je le crois très profondément, du bonheur à beaucoup de Français. Et c’est le rôle à nouveau des politiques. Les politiques, nous sommes les trains ; les Français sont la gare. Le président BÉDIER le disait, il y a des trains qui peuvent rouler pendant plus longtemps que d’autres. Mais en tout cas, nous sommes de passage dans la vie des Français. Et notre responsabilité, c’est dans le temps de passage qui a été le nôtre, quel que soit son mandat, quel que soit encore une fois le temps nous avons occupé nos responsabilités, d’avoir laissé quelque chose et changer profondément la vie de nos concitoyens. Je suis convaincu que toutes celles et ceux qui auront participé à ce projet laisseront cette trace, un changement concret dans la vie de beaucoup de Français.

Merci à toutes et à tous.



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