La « fille cachée » de Vladimir Poutine travaillerait à la L Galerie à Paris



La France est une terre d’exil privilégiée pour les opposants à la guerre en Ukraine, même les plus inattendus. On savait que Vladimir Poutine avait une « fille cachée » qui vivait à Paris et y avait étudié sous une fausse identité dans l’école de management culturel ICART, entre 2020 et 2024. On sait désormais que celle-ci travaille dans une galerie d’art de la capitale. C’est ce qu’a révélé vendredi 6 juin, la cellule d’investigation de Radio France.

La jeune femme de 22 ans a été aperçue lors d’un vernissage la semaine dernière. L’information a été confirmée par Alexandre Vichnevsky, directeur de la L Galerie et du Studio Albatros à Ménilmontant et à Montreuil, qui exposent et défendent des artistes russes et ukrainiens opposés à la guerre, ainsi que le détaillait en janvier Le Figaro dans un article consacré à l’exode des peintres de Moscou à Paris.

En alternance depuis octobre

« Nous confirmons. Elle est alternante depuis le mois d’octobre. C’est un travail technique : elle rassemble les informations, publie le catalogue, retravaille les biographies et les descriptions des expositions » a précisé Alexandre Vichnevsky, Franco-Russe né en Ukraine, avant d’ajouter : « Nous avons une programmation hétéroclite, avec une grande part d’artistes contestataires, anti-guerre, en provenance de Russie, d’Ukraine ou d’autres pays de l’ex-URSS ».

Connue sur les réseaux sociaux sous le nom de Luiza Rozova, la jeune Russe dont le véritable nom serait Elizaveta Vladmirovna Krivonogikh, serait la fille de Svetlana Krivonogikh, femme de ménage devenue, après sa rencontre avec Vladimir Poutine, l’une des femmes les plus riches de Russie, à la tête d’un empire immobilier et commercial, ainsi que l’ont révélé les Pandora Papers en 2021.

Une prise de position contre la guerre

Selon Radio France, Luiza Rozova a fréquenté des milieux progressistes russes et aurait pris position publiquement contre l’invasion de l’Ukraine par la Russie, initiée en 2022, et émis des messages de soutien aux Ukrainiens. Les rumeurs concernant l’existence de cette fille illégitime circulent depuis que le média russe Proekt, interdit par le Kremlin et aujourd’hui en exil, a publié une enquête approfondie sur les liens entre sa mère et Vladimir Poutine.

Si ces liens ont été démentis par le Kremlin et n’ont pas été confirmés par Elizaveta Vladmirovna Krivonogikh, nombreux sont ceux qui pointent sa ressemblance avec l’homme d’État russe. La jeune femme avait publié des photos d’elle sur son compte Instagram où elle s’affichait en amatrice de luxe, en DJ ou en visite au musée du Louvre, comme le dévoile cette enquête en vidéo du média en ligne Brut. Mais depuis 2024, sa présence à Paris se faisait plus discrète. La révélation de son activité au sein de la Galerie L serait-elle orchestrée par les réseaux ukrainiens ? La guerre de l’information qui fait rage entre les deux pays n’épargne pas le monde de l’art.





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