Devant 200 à 300 personnes, la candidate socialiste à l’élection présidentielle a exposé sa vision de la France sans donner de mesures précises.
Pas la moindre bougie ne brûle à l’horizon. Pas même un gâteau, moins encore de cotillons. Tout juste entend-on vrombir, de temps à autre, une corne de brume au fond de la salle. Quelques «Joyeux anniversaire !» fusent timidement, mais restent lettre morte. C’est que nous ne sommes pas à la fête d’anniversaire de Ségolène Royal, née le 22 septembre 1953, il y a 73 ans jour pour jour, mais à la première réunion publique de sa campagne à la primaire socialiste du mois d’octobre.
Dans un grand gymnase d’Alfortville, dans le Val-de-Marne, quelque 200 à 300 personnes sont venues écouter l’ancienne ministre socialiste, qui compte bien remporter l’élection présidentielle vingt ans après son échec au second tour face à Nicolas Sarkozy. C’est bien à ce niveau, totalement inespéré à ce stade, que l’intéressée place ses ambitions. «Nous croyons que Ségolène Royal peut devenir la première femme présidente de la République», a défendu sur scène son directeur de campagne, Luc Carvounas, par ailleurs…
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