REPORTAGE – Cette institution, chargée entre 1996 et 2001 de réprimer les atteintes à la loi islamique, a laissé de sinistres souvenirs à la population.
À Kaboul
Mohammed Youssouf, 32 ans, se présente comme le directeur de cabinet du ministère pour la Promotion de la vertu et la Répression du vice, récemment réinstauré suite à la prise de pouvoir par les talibans le 15 août. L’homme est petit, souriant, porte une longue barbe noire et un turban assorti. Deux hommes armés de kalachnikovs gardent jalousement l’entrée de son bureau, situé dans le dixième district de Kaboul.
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Il y a les responsables talibans aux discours policés qui tentent de présenter un visage acceptable au reste du monde. Et puis il y a Mohammed Youssouf. Le jeune homme confie sans détour son ambition de réinstaurer les châtiments corporels et les lapidations pour les Afghans qui oseraient enfreindre les règles de la charia, telles qu’édictées par le mouvement islamiste radical.
Lorsque quelqu’un a une relation sexuelle hors mariage, il sera condamné au tribunal avec l’aide de quatre témoins, conformément aux réglementations de l’islam. Mais seulement si les témoins ont la même version des faits
Mohammed Youssouf, directeur de cabinet du ministère pour la Promotion de la vertu et la répression du vice.
«Lorsque quelqu’un a une relation sexuelle hors mariage, il sera condamné au tribunal avec l’aide de quatre témoins, conformément aux réglementations de l’islam. Mais seulement si les témoins ont la
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