5 expos gratuites à ne pas rater en février dans toute la France


Le saviez-vous ? Nous faisons très attention à mettre régulièrement en lumière des expositions et des musées gratuits, pour que la culture ne soit pas associée à l’idée d’un luxe inaccessible.

Sur notre site, vous retrouverez ainsi un grand guide des musées et autres lieux d’art gratuits à Paris, ainsi qu’une sélection de dix musées gratuits, dans toute la France. Tous les mois, nous mettons également en valeur des expositions à voir gratuitement dans les galeries parisiennes, ou, comme ici, dans différents lieux en France. Alors, on sort ?

À Rennes, la jeune peintre Léa Chotard dans le nouvel espace de Jonathan Roze

Léa Chotard, Mothel Mortel

Léa Chotard, Mothel Mortel, 2024




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Huile et acrylique sur médium • 150 × 250 cm • © Galerie Jonathan Roze

Elle finissait son cursus au sein de l’École européenne supérieure d’art de Bretagne : Léa Chotard (née en 2000) a été repérée par le galeriste Jonathan Roze il y a quelques mois, lors d’une exposition consacrée aux jeunes diplômés. Le coup de cœur est alors si fort qu’il lui achète quelques semaines plus tard une première toile, et décide de l’exposer dans son nouvel espace, place du Parlement, qu’il vient d’ouvrir après plusieurs années passées à Paris, dans l’exposition collective inaugurale. « Malheureusement, raconte le galeriste, les choses ne se passeront pas comme prévu. Fin septembre, nous apprenons avec une grande tristesse la disparition de Léa. » En accord avec sa famille, Roze décide de consacrer plutôt un solo à l’artiste, dont apparaissent avec évidence le talent pour la couleur (C’est pas d’la tarte, 2025) et la mélancolie des sujets (Spleen, 2022). Aucune œuvre n’est à vendre dans cette exposition que l’on visite le cœur serré.


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Léa Chotard. Exposition hommage

Du 23 janvier 2026 au 14 février 2026

jonathanroze.com

Aux pieds des Pyrénées, l’univers éternellement joueur de Sarah Tritz

Sarah Tritz, Candy, l’adolescent adulte et son désir d’absolu

Sarah Tritz, Candy, l’adolescent adulte et son désir d’absolu, 2022




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Mine de plomb, crayons de couleurs sur papier bristol • 21 × 29,7 cm • © Photo Nicolas Brasseur

Dessiner comme un enfant, découper comme un enfant, sculpter comme un enfant. Qui y arriverait une fois passé dans l’âge adulte ? Mine de rien, l’exercice que s’impose Sarah Tritz (née en 1980) depuis la fin de ses études aux Beaux-Arts de Lyon en 2004 n’est pas si simple, et révèle la force de son art, qui part du dessin pour aller vers le volume, de la feuille pour aller vers le mobilier et l’installation, en faisant de gestes a priori enfantins le point de départ de réflexions sur le monde contemporain, et la place qu’on y occupe. Pour sa nouvelle exposition à la chapelle Saint-Jacques de Saint-Gaudens (Haute-Garonne), l’artiste réunit sous le titre « Inconscient archaïque » un ensemble varié de dessins jamais aussi innocents qu’il n’y paraît (ainsi, un cheval lancé en pleine course a le flanc marqué de l’inscription « Néo-libéralisme » !) et de sculptures comme des jouets faits maison (un paquebot ou un camion en carton, machines actives du néo-libéralisme, donc). Génial.


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Sarah Tritz. Inconscient archaïque

Du 14 février 2026 au 13 juin 2026

lachapelle-saint-jacques.com

À Paris, l’héritage dans l’art et le design de Constantin Brancusi

Vue de l’exposition « Un regard sur Brancusi. Art & Design » à la galerie Negrophontes, Paris

Vue de l’exposition « Un regard sur Brancusi. Art & Design » à la galerie Negrophontes, Paris, 2026




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150 ans exactement après sa naissance (et 68 après sa disparition), que reste-t-il des recherches de Constantin Brancusi ? Installée à Paris et à Venise, la galerie Negropontes réunit, dans ses deux adresses et à l’occasion de cet anniversaire, des œuvres et objets héritiers de l’esthétique biomorphique si singulière de l’artiste moderne. En dialogue avec des photographies de ses sculptures signées de son compatriote roumain Dan Er. Grigorescu, se découvrent d’éclatants Fruits étranges de Perrin & Perrin, des intrications de formes pyramidales orchestrées par Mauro Mori, une sculpture en bois de chêne de Mircea Cantor ou encore une table basse comme enserrée par un collier créée par Claudia Campone. Si beau qu’on aurait envie de vivre dans chacune des œuvres.


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Un regard sur Brancusi. Art & Design

Du 16 janvier 2026 au 18 avril 2026

negropontes-galerie.com

À Saint-Cloud, une échappée céleste

Hector Trotin, Dirigeable Santos-Dumont n°6

Hector Trotin, Dirigeable Santos-Dumont n°6, 1901




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Huile sur toile • 61 × 50,5 cm • Coll. et © Musée de l’Air et de l’Espace, Le Bourget / Photo Vincent Pandellé

Niché dans une superbe villa construite dans les années 1930, le musée des Avelines profite de ses expositions pour éclairer des aspects méconnus de l’histoire de sa ville. Pour « Saint-Cloud dans les nuages, une aventure aéronautique », le parcours prend des allures de musée de l’Air et l’Espace, et raconte les expérimentations menées ici pour conquérir le ciel. Avec son panorama sur Paris, Saint-Cloud offre en effet un excellent point de départ aux expéditions du ballon La Caroline, gonflé à l’hydrogène, en 1784, ou aux aéronefs de l’ambitieux Alberto Santos-Dumont, au tournant du XIXe siècle. C’est également à Saint-Cloud que se forme le premier aéroclub féminin au monde, en 1909, avant que Marcel Bloch (futur Marcel Dassault) n’y installe une usine aéronautique capitale en 1937, usine qui deviendra siège de Dassault Aviation en 2001. Un passionnant voyage, sans aucune émission de CO2 !


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Saint-Cloud dans les nuages, une aventure aéronautique

Du 12 février 2026 au 5 juillet 2026

www.musee-saintcloud.fr

À Paris, deux excellentes galeries unissent leurs forces

Nefeli Papadimouli, Dream Coats

Nefeli Papadimouli, Dream Coats, 2025




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Coton et structure en bois • 150 × 160 cm (chaque) • Courtesy Nefeli Papadimouli et THE PILL ® / © Photo Nazli Erdemirel

Bonne nouvelle pour les Parisiens : en ce mois de février, deux des meilleures galeries de la ville unissent leurs forces pour présenter une exposition collective dans un nouveau lieu de la rue de Turenne, Grand Tour. Pour « Archipel des corps », Suzanne Tarasieve et The Pill convoquent quelques-uns de leurs artistes autour d’un thème archi-contemporain : le corps, sa vulnérabilité et sa place dans un monde toujours plus complexe. On y retrouve notamment le jeune Hugo Servanin, inventeur d’un peuple de sculptures déjà présenté aux Magasins généraux à Pantin, Mari Katayama, qui transcende les difficultés d’un corps amputé dans de très puissants autoportraits photographiques, et Nefeli Papadimouli, dont la réflexion sur le potentiel sculptural du textile rejoint l’art de la performance. À ne pas manquer.

Du 5 février 2026 au 27 février 2026

grandtour.art





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