ENQUÊTE – La trottinette électrique s’est imposée en quelques années comme le véhicule privilégié du banditisme lyonnais. Plus maniable qu’un scooter et difficile à identifier, elle accompagne désormais aussi bien les livraisons de drogue que les règlements de compte.
En patrouille à Vaulx-en-Velin fin juillet, des policiers de la Brigade anticriminalité (Bac) sont tombés sur quatre hommes en train de s’affairer autour d’une camionnette. À l’intérieur, les gardiens de la paix découvrent le parfait attirail du tueur à gage moderne, composé d’une trottinette électrique sur laquelle est accrochée une arme de guerre de type kalachnikov. Quelques jours plus tard, dans le cœur de la métropole de Lyon, deux restaurants sont «rafalés» par un tireur à trottinette. Quatre jours après, un tireur, toujours à trottinette, fait feu sur un homme, connu pour des faits liés au trafic de drogue, à côté de la mairie à Villeurbanne. Autant de faits divers, sans rapports apparents les uns avec les autres, dont le seul dénominateur commun est la présence d’un deux-roues léger et motorisé.
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