Atteint du syndrome de Gilles de la Tourette, il fait condamner son employeur qui l’avait licencié pour avoir insulté sa collègue


Un salarié de 30 ans, souffrant de plusieurs troubles neurologiques, a été licencié pour avoir traité une collègue de «sale feignasse» et vit désormais à son compte.

Un employé insulte une collègue et pourtant, c’est son employeur qui a été condamné. C’est la décision inattendue qui a été prise à l’encontre d’un salarié d’un fabricant alimentaire britannique. Embauché en septembre 2020, Jonathan a été licencié seulement deux mois plus tard et n’a pas été réembauché après avoir candidaté à deux reprises, en 2021 et en 2023.

Sa faute ? Il a traité une collègue de «sale feignasse», car elle «ne faisait pas sa part du travail». Jusque-là, rien d’anormal. Problème : cet employé de 30 ans, qui est vit avec sa mère, souffre de plusieurs troubles neurologiques dont le syndrome de Gilles de la Tourette caractérisé notamment par la répétition d’insultes, qui touche une personne sur 200 dans le monde et n’est plus considéré comme une maladie rare.


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Plus de 11 000 euros d’indemnité

Saisi, le tribunal de Liverpool a donné gain de cause au salarié licencié qui a touché une indemnité de 9710 livres (plus de 11 000 euros), selon The Independent . «L’invalidité de M. Gee a été la cause de son licenciement en 2020. Lui et son handicap étaient considérés comme un fardeau trop lourd et la solution la plus simple pour l’entreprise était de mettre fin à son emploi. En rejetant sa candidature en juin 2023, l’entreprise a fait preuve de discrimination à son égard, en raison de son handicap», a estimé le juge du travail.

Le juge a également déclaré qu’il avait subi un préjudice moral lorsqu’il avait été rejeté une deuxième fois par son ancien employeur et qu’il s’était «automutilé en se mordant, en se brûlant ou en se poignardant le dos de la main». De son côté, Jonathan a confié qu’il travaillait désormais à son compte car il avait le sentiment qu’il serait toujours «jugé et incompris par ses collègues». La plupart des «56 emplois» qu’il a occupés a pris fin à cause de son handicap.



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