Paris secret : 10 magnifiques lieux méconnus de la capitale


Envie d’explorer la capitale loin des sentiers battus ? Bonne nouvelle, Paris regorge de lieux méconnus et insolites n’attendant qu’à être débusqués par les promeneurs curieux.

Un havre de paix secret au cœur du jardin des Plantes, un cabinet de curiosité niché dans un hôtel particulier, un hôtel caché derrière une boulangerie… La Ville lumière n’a pas fini de vous surprendre !

1. Le jardin Alpin, la pépite cachée du jardin des Plantes

Le Jardin Alpin au Jardin des Plantes

Le Jardin Alpin au Jardin des Plantes

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Bien moins connu que le Muséum d’Histoire naturelle, la ménagerie ou les grandes serres, le jardin Alpin est la pépite cachée du jardin des Plantes ! Si on le devine aisément en contrebas d’une allée de promenade, il faut, pour y accéder, emprunter un petit passage souterrain bien caché, accessible depuis le jardin des simples de l’École de botanique. Fermé une partie de l’année pour cause d’hivernage, il abrite une foisonnante variété de plantes montagnardes aux couleurs éclatantes, parmi lesquelles un somptueux pistachier vrai, planté en 1700. Une véritable bouffée d’air frais au cœur de la capitale !

2. Le musée d’Ennery, un cabinet de curiosités inattendu

Vue des salles du musée d’Ennery

Vue des salles du musée d’Ennery

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© MNAAG Paris / Photo Vincent Leroux

Peu le savent : l’avenue Foch compte l’un des plus beaux hôtels particuliers de la capitale, mais aussi l’un des plus secrets ! Son nom : l’hôtel d’Ennery. Devenu aujourd’hui une antenne du musée Guimet, cette bâtisse néoclassique abrite l’exceptionnel trésor de Clémence Desgranges, compagne du journaliste et dramaturge Adolphe Philippe d’Ennery. Férue d’art asiatique, elle a collectionné quelque 7 000 objets en provenance de la Chine et du Japon, exposés selon une mise en scène foisonnante, digne des plus merveilleux cabinets de curiosités. Longtemps fermé au public, ce lieu hors du temps – rien n’a bougé depuis la Belle Époque ! – se dévoile lors de visites guidées gratuites chaque samedi matin, accessibles à tous sur réservation.

3. L’église orthodoxe Saint-Serge-de-Radonège : aller simple pour la Russie

L’église Russe Orthodoxe Saint-Serge de Radonège

L’église Russe Orthodoxe Saint-Serge de Radonège

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© Bertrand Gardel / hemis

Pour la trouver, il vous faudra d’abord pousser la petite grille du 93 de la rue de Crimée, à deux pas des Buttes-Chaumont, puis vous aventurer le long d’une petite impasse bucolique : au bout de celle-ci, se dresse l’église Saint-Serge-de-Radonège, merveilleuse architecture de briques et de bois peint, semblable à un chalet ! Construit en 1861, cet improbable édifice fut d’abord dédié au culte luthérien allemand, avant sa confiscation en 1914 et son rachat en 1924 par l’Église orthodoxe russe. À l’intérieur, le spectacle est époustouflant : vitraux colorés, boiseries peintes, sans oublier la centaine d’icônes éblouissantes : dépaysement garanti !

4. Quand tout à coup… une cascade au cœur des Buttes-Chaumont !

La cascade des Buttes Chaumont

La cascade des Buttes Chaumont

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© Arnaud Chicurel / hémis

Très prisé des Parisiens dès les premiers beaux jours, le parc des Buttes-Chaumont, ouvert pour l’Exposition universelle de 1867, abrite un somptueux décor naturel et pourtant purement artificiel : une grotte ! Formée pendant la construction du parc, qui s’élève sur d’anciennes carrières de gypse, elle fut ornée – période romantique oblige – de nombreuses fausses stalactites, dont certaines pouvaient mesurer jusque huit mètres de long. À l’intérieur, surprise : une majestueuse cascade de trente mètres, alimentée par le réseau d’eau non potable de la ville, jaillit de la roche. Actuellement fermé pour d’importants travaux de rénovation et de sécurisation, le lieu ne sera accessible aux visiteurs que dans quelques années ; un peu de patience…

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Parc des Buttes-Chaumont

Place Armand-Carrel, 75019 Paris

Autres entrées :
1-7, rue Botzaris (métro Botzaris)
2-6b, rue Manin
55, rue de Crimée
42, avenue Simon-Bolivar

5. L’immeuble Lavirotte, un trésor Art nouveau face à la tour Eiffel

On pourrait passer à côté sans le remarquer, tant les immeubles en pierre de taille qui bordent l’avenue Rapp se ressemblent ; et pourtant ! Sur cette élégante voie du 7e arrondissement, au numéro 29, se dresse l’un des joyaux architecturaux de la capitale : l’immeuble Lavirotte. Véritable bijou Art nouveau, son exubérante façade toute en courbes arbore de superbes motifs empruntés aux mondes végétal et animal, et mêle toutes sortes de matériaux (pierre, ferronnerie, ornements en céramique…). Surmontée de personnages et de végétation sculptés, la porte d’entrée vaut à elle seule le détour. Son décor, qui fait la part belle aux formes phalliques, a suscité les plus folles interprétations !

6. Le musée de la Pharmacie : le plus insolite des musées méconnus

 

Vue des salles du musée de la Pharmacie

Vue des salles du musée de la Pharmacie

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© FDD / Thierry Ollivier

Les musées parisiens sont souvent synonymes de longues files d’attente et de cohue. Sauf au musée de la Pharmacie, caché dans un sublime hôtel particulier de la Plaine-Monceau, qui abrite également l’Ordre national des pharmaciens. Le lieu, qui se visite gratuitement sur rendez-vous, héberge une fabuleuse collection riche de 20 000 objets du XVIe siècle à nos jours : ustensiles d’apothicaires, ouvrages scientifiques, mobilier, délicats pots à pharmacie… Une découverte insolite à prescrire les yeux fermés !

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Musée de la Pharmacie

7. L’hôtel du Petit Moulin : bien planqué derrière une boulangerie

L’entrée et une chambre de l’hôtel du Petit Moulin

L’entrée et une chambre de l’hôtel du Petit Moulin

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© Petr Kovalenkov / Alamy / Hemis

Ne vous fiez pas à sa façade du XVIIe siècle classée et à sa magnifique enseigne « Boulangerie » ! Au 29 rue de Poitou, dans le quartier du Marais, vous ne trouverez ni baguettes, ni viennoiseries, mais bien l’hôtel du Petit Moulin. Une fois à l’intérieur, attention les yeux : le décor de ce lieu insolite a été confié au créateur de mode Christian Lacroix, qui a puisé son inspiration dans toutes sortes de styles, d’époques et de motifs. Pour une nuit ou simplement pour un verre au bar, l’expérience promet d’être haute en couleur !

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Hôtel du Petit Moulin

29 rue de Poitou, 75003 Paris

8. La Cité fleurie : un paisible repaire d’artistes mythiques

Cité Fleurie, cité d’artistes

Cité Fleurie, cité d’artistes

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© Christophe Boisvieux / hémis

C’est un petit coin de campagne en plein Paris ! Paul Gauguin, Amedeo Modigliani, Auguste Rodin, Antoine Bourdelle… : tous sont passés par la Cité fleurie (qui n’a rien à voir avec la cité des Fleurs et la Cité florale !). Véritable havre de paix au cœur du 13e arrondissement, cette impasse verdoyante est entourée de vingt-neuf chalet-ateliers blancs à colombages, érigés entre 1878 et 1888 avec des matériaux de démontage de l’Exposition universelle de 1878. Une plaque commémorative rappelle également que, entre 1934 et 1939, le lieu a été le refuge d’une bibliothèque de livres proscrits par l’Allemagne nazie, riche de 11 000 ouvrages ! Si  cette impasse est aujourd’hui privée, elle dévoile sa riche histoire aux curieux lors de visites exceptionnelles, généralement organisées en juin. Restez à l’affût !

9. Le Shack fait rimer cocktail avec Eiffel

La salle de restaurant du Shack

La salle de restaurant du Shack

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© Julien Knaub / Le Shack

Niché dans un passage préservé de l’agitation de la place de l’Opéra, le Shack est sans doute l’un des secrets les mieux gardés de la capitale ! À la fois restaurant, espace de travail et de bien-être, puis, à la nuit tombée, bar à cocktails, cette adresse fait rimer bonne chère et patrimoine. Et pour cause, elle est installée dans un lieu chargé d’histoire : les anciennes imprimeries Calmann-Levy, joyau de l’architecture industrielle du XIXe siècle qui porte la trace de Gustave Eiffel ! À l’heure du déjeuner ou de l’apéritif, on se laisse éblouir par sa grande salle sous verrière, son double escalier bordé de ferronneries et ses galeries : un voyage dans le temps…

4 impasse Sandrie, 75009 Paris

10. L’hôtel de la Païva, un trésor très sélect

Escalier de l’hotel de la Païva

Escalier de l’hotel de la Païva

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© Manuel Cohen / Aurimages

Paris compte bien des hôtels particuliers remarquables, et parmi eux figure bien sûr celui de la Païva. Célèbre demi-mondaine du Second Empire, elle a fait ériger au 25 avenue des Champs-Élysées, pour la coquette somme de dix millions de francs, une demeure époustouflante, au luxe tape-à-l’œil – en témoignent son majestueux escalier d’onyx jaune d’Algérie ou son imposante baignoire en argent de 900 kilos… Ironiquement surnommé le « Louvre du cul » par les frères Goncourt, le lieu est depuis 1925 la propriété du Travellers Club et n’ouvre ses portes qu’à ses membres et leurs invités ou bien pendant les Journées du patrimoine.

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Hôtel de la Païva

25 av. des Champs-Élysées, 75008 Paris



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