Neuf ans de menaces, violences, polémiques… Pour Jean-Alexandre Trogneux, neveu de Brigitte Macron, 2027 sera «la fin des emmerdements»


L’ancien dirigeant de la chocolaterie-confiserie Jean Trogneux à Amiens estime que les incidents qui ont émaillé les neuf années au pouvoir d’Emmanuel Macron ont «entaché» son nom. Il s’est confié dans le podcast À contre-jour.

Jean-Alexandre Trogneux a les yeux tournés vers l’élection présidentielle de 2027. Le départ d’Emmanuel Macron de l’Élysée signera «la fin des emmerdements» pour l’ancien dirigeant de la chocolaterie-confiserie Jean Trogneux à Amiens (Picardie). Le neveu de Brigitte Macron s’est confié dans le podcast À contre-jour sur les incidents, polémiques et délires complotistes qui ont émaillé les neuf années au pouvoir du couple présidentiel. «C’est sûr, cela a entaché notre nom», déplore-t-il.

Le podcast en question entend donner «enfin la parole à ceux qui vivent dans l’ombre d’un nom célèbre». Il est une initiative de Vanessa Williot-Bertrand, dirigeante de cabinets de conseil et épouse de l’actuel président de la région des Hauts-de-France, Xavier Bertrand. En l’occurrence, Jean-Alexandre Trogneux, 65 ans, était déjà une figure bien connue à Amiens, cinquième du nom à diriger la chocolaterie. Mais sa famille a pris un vrai coup de projecteur en 2017, au moment de l’accession d’Emmanuel Macron au pouvoir.


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«Personne n’avait prédit une telle destinée, quand bien même Emmanuel s’y était employé et il avait l’ambition d’y arriver», témoigne Jean-Alexandre Trogneux. «C’est là que le regard des gens change. Dans un premier temps un peu curieux d’abord, respectueux, puis critique. Malheureusement la critique est venue très très rapidement, et on est passé à une sorte de jalousie. Et pour certaines personnes, à une haine.» À tel point que sa fille a décidé de partir à l’étranger. «Elle ne rentrera pas tant que la situation ne sera pas plus claire.»

Son fils Jean-Baptiste roué de coups en 2023

Lui-même a déménagé au Touquet, dans le Pas-de-Calais, une décision que «Brigitte a compris plus rapidement qu’Emmanuel». La première dame «a fait ce qu’il fallait pour nous protéger. Même si cela reste une privation de liberté terrible dont l’on souffre encore à l’heure actuelle», assure le chef d’entreprise, qui a égrené quelques souvenirs de cette tante qui, jadis «l’accompagnait en boîte de nuit» et «dansait le rock» en «minijupe».

En 2018, un tournant s’opère avec le mouvement des Gilets Jaunes : les boutiques Trogneux sont vandalisées, Jean-Alexandre et son fils Jean-Baptiste reçoivent des courriers menaçants, et même des excréments dans leur boîte aux lettres. «Personne n’a compris qu’il n’y avait aucun intérêt financier entre mon fils et moi et la famille Macron, quand bien même Brigitte s’appelle Trogneux». La chocolaterie perd des commandes d’entreprises, parce que des syndicalistes «ne voulaient pas faire plaisir au président».

Le point d’orgue de l’animosité envers la famille Trogneux est l’agression de Jean-Baptiste le 15 mai 2023, près de sa chocolaterie. L’actuel dirigeant de l’entreprise familiale est roué de coups par cinq individus. «Il a été sauvé par un voisin très courageux. Et, là, j’ai vu rouge», se souvient son père. «C’était pour casser du Macron! Ce moment-là, j’en ai terriblement souffert, parce qu’on ne peut pas imaginer qu’on s’en prenne au sang de son sang simplement parce qu’on porte le même nom.» Nom qui quittera les salons de l’Élysée au soir du second tour de l’élection présidentielle de 2027.



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