Deux mois après ses aveux, Cédric Jubillar de nouveau entendu par une juge


Le peintre plaquiste a été extrait de la prison de Toulouse-Seysses ce vendredi afin d’être interrogé par une magistrate sur le meurtre de sa femme, Delphine Jubillar.

Cédric Jubillar a été extrait ce vendredi matin de la prison de Toulouse-Seysses afin d’être de nouveau interrogé par une juge, indique une source proche du dossier au Figaro, confirmant les informations de RTL. Le peintre – plaquiste, qui a reconnu avoir tué la mère de ses enfants, va devoir revenir en détail sur la nuit où Delphine Jubillar a disparu, du 15 au 16 décembre 2020.

En juillet dernier, Cédric Jubillar avait formulé, par une lettre manuscrite transmise à son avocat puis révélée à la presse, «des aveux de culpabilité». Dans la foulée, des fouilles ont été organisées aux abords de Cagnac-les-Mines, dans le Tarn et des ossements appartenant à la victime ont été retrouvés. Ils étaient enfouis dans un champ de Mailhoc à quelques kilomètres de la maison des Jubillar. Le 15 juillet, il a été présenté à la juge Valérie Noël, désignée par la présidente de la cour d’appel de Toulouse pour procéder à de nouveaux actes.


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Une reconstitution en octobre

Lors de cette nouvelle audition, Cédric Jubillar a admis qu’à la suite d’une énième dispute, il aurait «vrillé» : «Je voulais qu’elle se taise, je l’ai attrapée par le cou et j’ai serré, je lui disais “tais-toi, tais-toi, je t’en supplie, tais-toi”. » Le peintre plaquiste avait déjà livré quelques précisions sur les derniers instants de vie de son épouse : «Quand je faisais ça, elle était face à moi, je me souviens que je regardais mes pieds car je ne voulais pas croiser son regard. Elle est tombée inerte. Je me souviens aussi que quand je la serrais, je répétais en boucle, 30, 40, 50 fois, “tais-toi”.»

Ce vendredi, l’interrogatoire devrait revenir en détail sur la nuit du drame afin de dissiper les dernières zones d’ombre qui plane encore sur son passage à l’acte. La question sera notamment de savoir s’il y a eu, ou non, préméditation. Une reconstitution du meurtre aura ensuite lieu le vendredi 2 octobre à Cagnac-les-Mines dans le Tarn, afin de «vérifier la crédibilité des aveux», expliquait la semaine dernière une source judiciaire.



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