l’hypothèse Lecornu, recours du bloc central


RÉCIT – Une nette majorité d’électeurs macronistes préféreraient que l’actuel premier ministre soit candidat à la place de ses lointains prédécesseurs Gabriel Attal et Édouard Philippe, selon notre sondage Odoxa-Backbone.

Au premier étage de l’hôtel de Matignon, où il lui arrive de recevoir des visiteurs pour disserter à huis clos sur l’actualité, Sébastien Lecornu ne manque jamais une occasion de répéter la même assertion. L’élection présidentielle n’est « pas à (son) agenda ». La précision est bien souvent apportée avant même que la question ne lui soit posée. Et lorsqu’il prend la parole publiquement, il use souvent du même effet. « Ça tombe bien, je ne suis pas candidat, je peux être très libre de parole », répète-t-il pour donner l’impression qu’il avance à la tête du gouvernement sans être prisonnier d’intérêts partisans. Quand la question d’une candidature lui arrive malgré tout, il s’en étonne presque après tant d’efforts consacrés à apparaître dénué d’ambitions. La pirouette rappelle tant ses dénégations passées à l’évocation d’une conquête de Matignon qu’elle en devient suspecte pour les quelques habitués du pouvoir qui se remémorent son impatience à déménager rue de Varenne.

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