ENQUÊTE – Très inquiets de l’état des finances publiques, de l’économie française et du programme du RN, ils cherchent à assurer leurs arrières.
Un dîner avec Marine Le Pen la semaine dernière, un déjeuner avec Jordan Bardella lundi prochain. À un an du premier tour de l’élection présidentielle, le monde patronal a de l’appétit pour des échanges nourris avec les pontes du Rassemblement national. Une bonne douzaine de dirigeants des principaux groupes français, dont Bernard Arnault (LVMH), Thomas Buberl (Axa), Patrick Pouyanné (TotalEnergies), Catherine MacGregor (Engie), Sébastien Bazin (Accor), Paul Hermelin (Capgemini) ou encore Cyrille Bolloré et Édouard Carmignac, ont passé la soirée du mardi 7 avril avec Marine Le Pen dans un salon privé du restaurant Drouant, à Paris. « Le Rassemblement national a 130 députés et serait à Matignon s’il n’y avait pas eu de front républicain lors des législatives post-dissolution, justifie-t-on dans l’entourage d’Entreprise et Cités. Aujourd’hui, c’est le parti dont les candidats possibles à la prochaine présidentielle ont le plus d’intentions de vote et il n’a aucune expérience du pouvoir. »
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