«J’ai trouvé ces attaques ignobles (…), nous sommes ici en France, c’est la République française qui reconnaît tous ses enfants quelle que soit leur origine», a dit sur RTL le ministre de l’Intérieur, en ajoutant : «je suis très choqué par ces propos».
Laurent Nuñez s’est dit lundi «très choqué» par les propos polémiques tenus sur la chaîne CNews à propos du nouveau maire LFI de Saint-Denis Bally Bagayoko, cible de nombreux commentaires racistes depuis son élection et à qui il a apporté son «soutien».
«J’ai trouvé ces attaques ignobles (…), nous sommes ici en France, c’est la République française qui reconnaît tous ses enfants quelle que soit leur origine», a dit sur RTL le ministre de l’Intérieur, en ajoutant: «je suis très choqué par ces propos». «On ne peut pas avoir ce genre de dérapage. C’est inacceptable», a-t-il insisté. Vendredi, un débat sur la chaîne CNews a porté sur les premiers jours du mandat de Bally Bagayoko, élu dès le 1er tour des municipales. Est-ce que ce maire «essaye de pousser les limites ?», demande le présentateur.
«Il n’y a pas une nouvelle France et il n’y a pas non plus une France qui va disparaître»
«Sûrement qu’il y a un peu de ça. Maintenant, c’est important de rappeler que l’homo sapiens, nous sommes des mammifères sociaux et de la famille des grands singes. Et par conséquent, dans toute collectivité, dans toute tribu – nos ancêtres chasseurs-cueilleurs vivaient en tribus – il y a un chef qui a pour mission d’installer son autorité», a répondu le psychologue Jean Doridot en plateau.
«Il n’y a pas une nouvelle France et il n’y a pas non plus une France qui va disparaître (…). Il y a une France qui intègre, qui est une France de cohésion nationale», a commenté Laurent Nuñez. Il a concédé que c’était «très compliqué de vivre ensemble en ce moment», en relevant qu’au cours de la campagne des élections municipales, il y avait eu «130 faits judiciarisés», illustration de la tension qui a régné. Le maire de Saint-Denis, qui a déposé plainte, a appelé à un rassemblement contre «le racisme et les discriminations» samedi prochain devant son hôtel de ville.
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