Alors que l’exécutif doit présenter dans les prochains jours de nouvelles aides, le ministre des Comptes publics a de nouveau fermé la porte à une baisse des prix subventionnée par l’État.
«Si vous faites des chèques en bois, à la fin ce sont les Français qui paient.» Le ministre des Comptes publics David Amiel ferme de nouveau la porte à des aides massives pour permettre aux automobilistes de faire face à la flambée des prix des carburants. «Ce serait la facilité d’ouvrir grand la vanne aux milliards, à six mois de l’élection présidentielle, en laissant la facture aux successeurs, estime-t-il dans un entretien à La Tribune Dimanche ce 20 septembre. Ce serait en réalité la laisser aux Français.»
Le gouvernement a toujours privilégié, depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, des aides ciblées sur certaines professions et pour les particuliers les plus précaires. Une aide «grands rouleurs» de 100 euros a ainsi été mise en place sous conditions de revenus pour les automobilistes roulant plus de 30 kilomètres par jour pour leurs trajets domicile-travail. Mais elle apparaît aujourd’hui insuffisante alors que les prix de l’essence et du gazole atteignent des records.
Baisser les taxes, une mesure trop coûteuse ?
«Dans les prochains jours, nous annoncerons des mesures d’accompagnement pour continuer de répondre aux conséquences du conflit» au Moyen-Orient, a promis David Amiel. Mais pas question donc de revenir sur une subvention massive des prix à la pompe sans condition de revenus comme en 2022.
Le gouvernement n’est pas non plus favorable à une baisse des taxes comme le propose le RN, qui voudrait faire passer la TVA de 20% à 5,5%. Bercy avait déjà chiffré le coût de la mesure à 10 milliards d’euros. «La proposition de Marine Le Pen […] coûterait davantage que tout le budget du ministère de la Justice !» balaie David Amiel, selon qui cette mesure reviendrait à «promettre d’une main pour reprendre de l’autre», les «baisses générales de taxes coûtant tellement cher qu’elles se traduiraient forcément demain par des hausses d’impôts générales».
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