la phrase culte d’Édouard Balladur après sa défaite au premier tour de la présidentielle de 1995


Décédé lundi à 97 ans, l’ancien premier ministre avait vu son pari présidentiel de 1995 se briser, rattrapé au fil de la campagne par son principal concurrent, Jacques Chirac, qui l’avait finalement privé du second tour.

Quelques minutes après l’annonce de la mort d’Édouard Balladur ce lundi soir, l’une de ses répliques les plus célèbres était déjà rediffusée sur les chaînes d’information et largement partagée sur les réseaux sociaux.
Et pour cause : elle reste malgré lui l’un des moments les plus marquants de la carrière de l’ancien premier ministre, décédé à l’âge de 97 ans. Retour sur le 23 avril 1995, au soir du premier tour de l’élection présidentielle. Un scrutin dont la campagne reste encore dans les mémoires, tant elle a été marquée par des rebondissements inattendus.

Alors qu’Édouard Balladur, s’était déclaré en janvier depuis Matignon, convaincu par sa popularité au zénith qu’il pouvait battre un Jacques Chirac affaibli et donné perdant, la campagne du leader du RPR rebat peu à peu les cartes. Son avance dans les intentions de vote fond alors comme neige au soleil entre l’hiver 1994 et le printemps 1995, à mesure que les faux pas s’accumulent et que son «ami de trente ans» sillonne le pays. Tant et si bien qu’Édouard Balladur est battu sur le fil dès le premier tour, avec 18,58 % des voix, contre 20,84 % pour le patron de la droite.


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Une phrase entrée dans la culture populaire

Signe que la bataille entre les deux fils spirituels de Georges Pompidou avait été rude, aussi bien entre les états-majors que parmi les militants, ses partisans, sans doute trop confiants au départ, digèrent mal la défaite. 
Au point de conspuer Jacques Chirac lorsque Édouard Balladur appelle à voter pour lui, face au socialiste Lionel Jospin, lors de son discours de défaite. Indigné par cette réaction, l’ancien premier ministre lance par deux fois à son auditoire : «Je vous demande de vous arrêter !». Si l’ex-ministre de l’Économie abandonnera par la suite toute ambition nationale, tout en continuant à peser dans la vie politique, cette phrase, elle, restera dans les mémoires, jusqu’à entrer dans la culture populaire et le paysage médiatique.



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