DISPARITION – Dernier Premier ministre de François Mitterrand, il restera dans l’histoire politique comme «l’ami de trente ans» de Jacques Chirac devenu son rival lors d’une campagne présidentielle de 1995 féroce qui mettra un terme à ses ambitions.
«Le destin, a écrit Édouard Balladur, m’a quatre fois mis dans des positions difficiles : en mai 68, mais je n’étais pas responsable directement de l’action ; en 1973-1974 où, du fait de ma fonction à l’Élysée et du mandat dont m’avait investi Georges Pompidou, j’ai exercé des responsabilités plus importantes qu’à l’ordinaire, ce que l’on m’a reproché ; en 1986-1988 où, comme membre du gouvernement de Jacques Chirac , en charge de tout le secteur économique et financier, j’ai eu la tâche d’assurer le redressement de notre pays avec une très grande liberté d’action ; en 1993-1995 où, premier ministre de la cohabitation, j’ai dû faire en sorte qu’elle se passe bien tout en reprenant, cinq ans après, l’action de redressement et de réforme.» (1)
Curieusement, dans cet ouvrage publié pourtant plusieurs mois après l’élection présidentielle du printemps 1995, Édouard Balladur n’incluait pas, au rang des « positions difficiles » occupées au fil de sa carrière, son échec face à Jacques…
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