la démonstration de Merlier, le raté de Philipsen… Les tops et les flops de la 7e étape


Bordeaux a, comme prévu, vu passer un sprint. Le Belge, impressionnant, s’est montré le plus rapide.

TOPS

Merlier en pointe

Sur le Tour, les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Avant-dernier (à 45’24’’ de Tadej Pogacar), jeudi au sommet de Gavarnie (6e étape), Tim Merlier s’est imposé, ce vendredi à Bordeaux. Magistral vainqueur (avec deux longueurs d’avance) d’un sprint massif attendu dans la deuxième ville la plus présente sur la carte du Tour (82 passages) après Paris. Merlier, privé de son poisson pilote Bert Van Lerberghe (contraint à l’abandon lors de la 6e étape) a su, bien aiguillé, par Jasper Stuyven se débrouiller pour aller décrocher sa quatrième victoire d’étape sur la Grande Boucle (deux en 2025, une en 2021). Après avoir souffert des genoux en début de saison, le Belge joue placé sur ce Tour. 3e à Pau, vainqueur à Bordeaux. Le sprinter de l’équipe Soudal-Quick Step qui vit son 3e Tour a souligné avec fierté qu’il gagne (au moins) un sprint à chaque fois qu’il vient sur la Grande Boucle. Une victoire accompagnée d’un geste pour s’épousseter les épaules. En conférence de presse, il a expliqué : «Cela vient du briefing avant le contre-la-montre par équipes (Barcelone, 1re étape). Notre directeur général (Jürgen Foré), m’avait dit que j’avais un peu trop de pression sur les épaules. En sortant du bus, j’avais fait ce geste pour l’enlever…»


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Veistroffer et Otruba, les animateurs

Le peloton avait besoin de récupérer mais deux coureurs : le Tchèque Jakub Otruba (Caja Rural) et le Français Baptiste Veistroffer (Lotto Intermarché) se sont lancés à l’aventure. En tandem, ils ont parcouru 156 km en tête, avant d’être rejoints à 17 km de l’arrivée. Le Français qui avait, seul, parcouru 144 km lors d’une échappée au long cours lors de la 5e étape vers Pau, a été récompensé du prix de la combativité. Le Breton a passé le cap des 2000 km parcourus dans des échappées cette année. Le record du genre.

FLOPS

Philipsen, encore raté

La recette est connue, souvent gagnante pour l’équipe Alpecin-Premier Tech. Mathieu Van der Poel rampe de lancement fait la passe décisive, Jasper Philipsen, le buteur, se charge de la conclusion. Dans l’emballage final de Bordeaux, la combinaison a été bien lancée par le Belge, à 600 m de la ligne. Philipsen, peut-être sorti un peu tôt face au vent, a eu du mal à contenir ses rivaux. Il a gardé le regard braqué sur sa droite, a tassé le Colombien Fernando Gaviria (finalement 14e) sans se soucier de ce qu’il se passait dans son dos. Sur sa gauche, Tim Merlier a vu la porte s’ouvrir avant de se détacher irrésistiblement. 5e à Pau (5e étape), 5e encore à Bordeaux, Jasper Philipsen court toujours après sa 11e victoire sur le Tour.

Kooij trop court

L’Allemand avait surgi lors de la 5e étape à Pau. Première participation sur le Tour, premier sprint et premier bouquet. Le coup parfait pour l’équipier de Paul Seixas au sein de l’équipe Decathlon CMA CGM. À Bordeaux, il n’a pas été en mesure de s’illustrer. Trop loin, mal placé, il n’a pas pu se mêler à la lutte pour la victoire d’étape (23e). Au classement du maillot vert, le Danois Mads Pedersen devance l’Érythréen Biniam Girmay et l’Allemand Max Kanter. Kooij et les sprinters auront une nouvelle occasion de s’expliquer, ce samedi, lors de l’arrivée à Bergerac (8e étape).



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