La Dame à la licorne, Léonard de Vinci, Rembrandt… Ces œuvres d’art cachées dans les films Harry Potter


C’est en 1997, il y a vingt-cinq ans, que le personnage d’Harry Potter est né sous la plume de J.K. Rowling, avec un premier opus intitulé Harry Potter and the Philosopher’s Stone, publié par Bloomsbury Publishing à Londres. En sept romans (et une suite théâtrale), cette saga magique narre la vie d’un jeune sorcier, Harry Potter, à l’école de sorcellerie de Poudlard. Phénomène mondial, les films Harry Potter (huit sortis de 2001 à 2011) sont produits par Warner Bros Pictures.

1. Les tapisseries de La Dame à la licorne à Gryffondor

Si vous êtes familier du superbe musée de Cluny, à Paris, le décor de la salle commune de la maison Gryffondor, au sein même de l’école des sorciers de Poudlard, vous a forcément frappé : ce sont bien les six tapisseries médiévales de La Dame à la licorne qui ornent ses murs ! Dans cet environnement feutré, la tapisserie intitulée « À mon seul désir » est particulièrement bien mise en valeur et trône en majesté dès le premier film Harry Potter à l’école des sorciers (2001). La présence sur cette énigmatique tenture de la licorne, créature fabuleuse à la corne capable de nous guérir, renverrait selon les « Potterheads » (les fans d’Harry Potter) au héros de la saga, Harry Potter étant « le garçon qui a survécu » au terrible Voldemort. Mais c’est surtout le lion, lequel accompagne la dame sur les tapisseries du musée national du Moyen Âge, qui apparaît comme une référence directe à la maison Gryffondor dont l’emblème est un lion, symbole du courage de ses élèves !

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2. L’escalier d’Escher à Poudlard

Icône visuelle, souvent repris au cinéma, y compris récemment dans la série Squid Game sur Netflix, l’escalier du Néerlandais Maurits Cornelis Escher est un élément star du décor de l’école de Poudlard. Dès le premier film, Harry Potter à l’école des sorciers en 2001, cet escalier déroute le jeune élève qui vient d’arriver chez les apprentis sorciers. Formé à l’École d’architecture et d’arts décoratifs de Haarlem, Escher a réalisé près de 500 lithographies et gravures sur bois au cours de sa carrière. Relativité, de 1953, est son œuvre la plus fameuse, copiée des milliers de fois. Son escalier vertigineux sied à merveille à la magie de Poudlard, tant il donne l’impression que les extrémités ne se rencontreront jamais. En plus, cet escalier bouge !

3. Un Fragonard et Anne Boleyn dans l’escalier principal

Restons une minute encore dans l’escalier de Poudlard, mais empruntons cette fois l’escalier principal où les observateurs attentifs ont remarqué une réinterprétation des Hasards heureux de l’escarpolette (1767–1769) de Jean-Honoré Fragonard. C’est là que trône aussi, parmi toute cette galerie de personnages (parfois vivants), le portrait d’une reine bien connue : Anne Boleyn, la deuxième épouse d’Henri VIII d’Angleterre et mère d’Elisabeth Ière. Son mariage, pour lequel le souverain a dû rompre avec l’Église catholique, est à l’origine du bouleversement de la réforme anglaise. Accusée d’adultère, Anne Boleyn finira décapitée en 1536. Cette figure scandaleuse de l’histoire anglaise a souvent été taxée de sorcière… Une sorte de figure tutélaire pour les étudiants de Poudlard ?

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4. Léonard de Vinci et l’Antiquité dans la salle de classe

Extrait d' »Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban »

Extrait d’ »Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban »

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Prêts pour une leçon sur les loups-garous ? Ouvrez votre grimoire à la page 394 et admirez ce spécimen en formation dans un cercle, lequel nous rappelle étrangement un célèbre dessin du maître italien de la Renaissance, Léonard de VinciL’Homme de Vitruve ! Cette scène prend place dans Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban, sorti en 2004, dans un cours sur les bêtes nocturnes dispensé par le professeur Rogue. Dans le cercle et le carré dessiné par Léonard, à la place de son homme, les designers du film ont figuré une créature poilue en pleine métamorphose.

Ayant étudié les lettres classiques à l’université, J.K. Rowling, la mère d’Harry Potter, a souvent distillé des références à l’Antiquité dans ses romans. Ce n’est donc pas par magie qu’un vase à figures rouges réinterprété fasse son apparition dans ce cours sur les forces du mal. De la peinture aux mosaïques, on passe aussi en revue l’Égypte dans la classe du professeur en cape noire, au travers d’une fresque montrant le dieu funéraire Anubis. À ce détail près : la divinité à tête de chien a épousé le profil d’un loup !

5. De Bosch à Rembrandt, réunion de maîtres dans un couloir

Jérôme Bosch, La Nef des fous

Jérôme Bosch, La Nef des fous, vers 1494–1510

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Huile sur bois de chêne • 58 × 33 cm • Musée du Louvre, Paris • © Wikimedia Commons

En possession de la carte du Maraudeur, Harry Potter part explorer les couloirs de Poudlard à la nuit tombée dans Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban et se fait surprendre par le professeur Rogue. Où l’on découvre, à la lueur de la baguette torche, de nombreux détails dans des tableaux qui rappellent le Jardin des délices et la Nef des fous de Jérôme Bosch. Harry Potter croise aussi un portrait qui évoque irrésistiblement L’Autoportrait au turban de Rembrandt, conservé au Mauritshuis de La Haye, et se met à parler !

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Harry Potter : l’exposition

Billets en prévente pour l’exposition au printemps.

www.harrypotterexhibition.com



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