Exportations – Les céréales pèsent sur l’excédent agroalimentaire français en 2023 – Tendance des marchés


La baisse des ventes de céréales françaises sur la scène internationale en 2023 a lourdement pesé sur l’excédent agroalimentaire du pays, en recul de 36 % par rapport à l’année précédente, à 6,5 milliards d’euros, selon un bilan officiel publié vendredi.

L’excédent commercial des céréales – la différence entre les exportations et les importations de la France -, est passé de 10,7 milliards d’euros en 2022 à 7,1 milliards d’euros en 2023, d’après un bilan du service statistique Agreste du ministère de l’Agriculture.

La note d’Agreste rappelle qu’un « plus haut historique » avait été atteint en 2022, dans le contexte particulier du début de la guerre en Ukraine, qui avait largement profité aux ventes de blé français alors que les cours mondiaux des céréales flambaient.

L’an dernier, les exportations de grains, notamment du blé tendre dont la France est le premier producteur et exportateur européen, ont pâti d’un reflux général des cours et surtout de la très rude concurrence des grains de la mer Noire, en particulier de Russie.

Ce recul de l’excédent commercial céréalier est toutefois à relativiser : il reste « supérieur de 8 % à son niveau de 2021 et atteint son deuxième meilleur niveau des dix dernières années », souligne le service statistique Agreste.

Dans le détail, les ventes de blé sont en recul de 48 % sur un an, diminuant de 3,1 milliards d’euros en 2023.

Les quantités vendues aux pays tiers (hors Union européenne) diminuent fortement (-4,9 millions de tonnes).

« Les ventes vers l’Algérie et le Maroc contribuent à elles seules à plus de 50% de cette baisse du fait de la forte concurrence des blés russes. L’Égypte, second importateur mondial de blé derrière la Chine en 2023, réduit également son approvisionnement en blés français (-0,9 million de tonnes par rapport à 2022) », précise Agreste.

Lire aussi article :  Les sages-femmes autorisées à pratiquer l'IVG instrumentale

Les exportations vers l’UE « reculent également mais dans une moindre mesure (-1,4 million de tonnes), surtout au premier semestre face à une forte concurrence, notamment en provenance d’Ukraine du fait de la suppression des droits de douanes européens depuis 2022 » pour tous les produits agricoles ukrainiens.

Les exportations de maïs souffrent également de cette concurrence ukrainienne et refluent de 18 % sur un an (-0,4 milliard d’euros).

En revanche, les exportations d’orge augmentent de 200 millions d’euros par rapport à 2022 (+9 %). « La hausse des volumes exportés (+23 %) a plus que compensé le repli des prix à l’exportation (-11 % sur un an) », selon Agreste. Les ventes vers la Chine ont quadruplé.

Bien que fragilisé, l’agroalimentaire est le troisième poste d’excédent commercial pour la France, après l’aéronautique-spatial et le secteur chimie, parfums, cosmétique.



Source link