Espagne, Belgique, Allemagne… Le 1er mai est-il aussi chômé chez nos voisins européens ?


La Fête du travail n’est pas un jour férié comme les autres en France, où la plupart des activités sont à l’arrêt ce jour-là. Ce n’est pas le cas chez tous nos voisins de l’UE.

C’est un marronnier annuel : les boulangers et fleuristes devraient-ils être autorisés à faire travailler leurs salariés le 1er mai ? Alors qu’une proposition de loi prévoit d’étendre le travail ce jour-là, les syndicats et la gauche sont vent debout. En France en effet, la Fête du travail n’est pas un jour férié comme les autres. C’est le seul de l’année qui, aujourd’hui, est obligatoirement chômé, sauf dans quelques professions dont l’activité ne peut pas être arrêtée. Quand un salarié travaille ce jour-là, il est payé double. Mais est-ce le cas ailleurs ?

Le 1er mai est un jour férié dans la plupart des pays de l’UE. Il s’agit traditionnellement d’une journée de revendication syndicale, fixée à la date anniversaire des premières mobilisations aux États-Unis pour la journée de huit heures à la fin du XIXe siècle – il s’agissait là-bas du jour de clôture comptable des entreprises. En 1886, l’une de ces mobilisations a dégénéré à Chicago (Illinois) et fait plusieurs morts, et a ensuite été brandie en symbole par les syndicats.


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Jour férié dans certains pays

Si le 1er mai est férié chez la plupart de nos voisins, il n’y a qu’en France qu’il revêt un statut particulier, distinct des autres jours fériés. Ce qui ne l’empêche pas d’être chômé aussi en Espagne par exemple, où les jours fériés sont chômés sauf dans les activités qui ne peuvent pas être interrompues. La plupart des commerces sont alors fermés. C’est également le cas en Pologne, où les jours fériés sont chômés.

En Belgique, le 1er mai est aussi un jour férié comme les autres. Le travail n’y est autorisé que dans les secteurs qui peuvent déjà travailler le dimanche, et il doit alors donner lieu à un «repos compensatoire». Petit bonus pour les Belges : outre-Quiévrain, quand un jour férié tombe un dimanche, l’entreprise doit le rattraper avec un «jour de remplacement» en semaine. En Allemagne, en Italie ou encore au Portugal, le 1er mai est aussi férié, sans cadre particulier plus strict que les autres jours fériés.

Comment la Fête du travail est devenue le symbole des luttes sociales

Des pays ne célèbrent pas le 1er mai

À l’inverse, aux Pays-Bas, le 1er mai n’est pas férié. Ce n’est pas le cas non plus au Danemark, même si certaines conventions collectives accordent un jour de repos à cette date. En Suisse, la journée n’est pas fériée au niveau fédéral, mais elle l’est dans certains cantons, avec des régimes qui varient quant au travail ce jour-là.

Le Royaume-Uni ne célèbre pas le 1er mai non plus, mais le «Early May Bank Holiday» tombe à une date proche, le premier lundi du mois de mai. Ce jour férié n’est toutefois pas obligatoirement chômé, cela dépend du contrat de travail du salarié. Les Irlandais disposent du même jour férié, mais avec une compensation exigée s’il est travaillé. Paradoxalement, les États-Unis, d’où vient la date du 1er mai pour la Fête du travail, célèbrent cette journée… le premier lundi de septembre.



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