des interpellations et un morceau de l’œuvre retrouvé


Il y a du nouveau dans l’affaire du violent braquage du musée du Hiéron, survenu le 21 novembre dernier à Paray-le-Monial (Saône-et-Loire). Trois mois après ce vol spectaculaire au cours duquel la sculpture Via Vitæ, élaborée place Vendôme entre 1894 et 1904 par l’orfèvre-joaillier Joseph Chaumet (1852–1928), s’était retrouvée dépouillée de ses éléments précieux et amputée de sa partie supérieure, sept hommes âgés de 19 à 42 ans ont été mis en examen, et un morceau de l’œuvre a été retrouvé au fond d’un cours d’eau

Classée trésor national et estimée entre 4 et 7 millions d’euros, cette sculpture de près de trois mètres de haut et d’un poids de trois tonnes racontait la vie de Jésus en neuf scènes animées de 138 personnages : de délicates statuettes en or et ivoire disposées sur les flancs d’une montagne en marbre et albâtre. Au sommet de cette dernière se dressait une Trinité en gloire composée d’argent patiné et doré et de cristal de roche, accompagnée de deux figures allégoriques brandissant une hostie sertie de 195 diamants et 288 rubis.

7 personnes mises en examen

Les sept interpellations ont eu lieu mardi 18 février dans le cadre d’une « vaste opération de police judiciaire » menée dans le Rhône et l’Hérault.

Casqués et gantés, quatre braqueurs munis d’une arme à feu avaient fait irruption dans ce musée d’art sacré pendant les heures d’ouverture et s’étaient dirigés directement vers cette pièce maîtresse des collections. Après avoir scié avec une tronçonneuse à disque les vitres blindées qui la protégeaient, ils avaient attaqué sa structure en marbre pour en découper la partie supérieure, dont ils s’étaient emparés, mais aussi prélevé toutes ses statuettes et pierres précieuses, avant de fuir à moto.

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Joseph Chaumet, Via Vitae, « Chemin de vie »

Joseph Chaumet, Via Vitae, « Chemin de vie », Œuvre réalisée en 1904 et classée trésor national en 2000

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Orfèvrerie • 270 × 300 cm • Coll. musée du Hiéron, Paray-le-Monial • © L. Chaintreuil

Annoncées vendredi 21 février dans un communiqué par le parquet de la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Nancy, les sept interpellations ont eu lieu mardi 18 février dans le cadre d’une « vaste opération de police judiciaire » menée dans le Rhône et l’Hérault. Les sept hommes mis en examen sont « suspectés d’avoir pris part directement à l’attaque du musée ou d’avoir apporté leur aide à cette entreprise criminelle », précise le parquet. Cinq ont été placés en détention provisoire et deux sous contrôle judiciaire.

Une partie de l’œuvre retrouvée au fond de l’eau

Des fouilles subaquatiques effectuées par des plongeurs des groupements de gendarmerie départementale de la Côte-d’Or et de l’Aube ont également permis « la découverte de la partie supérieure de l’œuvre, qui avait été découpée », a expliqué à l’AFP le colonel Laurent Baille, commandant la section de recherches de Dijon. Il n’a cependant pas été précisé dans quel état se trouve ce morceau, mais on peut craindre qu’il ait été dépouillé de tous les pierres et métaux précieux qui l’ornaient. La police n’a pas non plus donné de nouvelles des statuettes qui avaient été prélevées sur le reste de l’œuvre.

Aucune interpellation n’a en revanche été annoncée dans le cadre de l’enquête concernant le vol survenu la veille de celui-ci, le 20 novembre 2024, au musée Cognacq-Jay, à Paris. Quatre homme cagoulés, armés de haches et de battes de baseball, s’y étaient emparés de sept tabatières du XVIIIe siècle, ornées d’or et de pierres précieuses. Issus notamment du Louvre et des collections royales anglaises, ces objets demeurent à ce jour introuvables.

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Musée Eucharistique du Hiéron



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