PORTRAIT – Fort d’une expérience de 20 ans dans le basket américain, dont les sept dernières en NBA, le Français incarne l’ambition et le dynamisme auxquels aspire le club parisien après une saison frustrante.
«On est fin juillet, quelque chose comme ça. Le 24 ? Ok, je croyais qu’on était le 22», s’esclaffe Maxime Lefèvre. Le nouvel entraîneur du Paris Basketball ne s’en cache pas, il ne sait plus trop quel jour on est. Il est arrivé dans la capitale mardi, moins d’un mois après avoir été contacté pour le poste laissé vacant par l’Allemand Julius Thomas.
Dès le 15 mai et l’élimination des Minnesota Timberwolves des play-offs NBA, par les San Antonio Spurs de Victor Wembanyama, l’ex-adjoint était en vacances. «À moitié en vacances», corrige-t-il. Il a continué à travailler «un petit peu» jusqu’à la Summer League de Las Vegas (10-20 juillet) où il retrouvait les Timberwolves. C’est depuis «Sin City» (la ville du péché) qu’il a rencontré, en visioconférence, David Kahn, président et propriétaire du club parisien depuis 2018.
Joueur puis coach en université américaine
Lefèvre, 39 printemps, a passé les vingt dernières années de sa vie aux États-Unis. «J’étais censé partir un an, peut-être plus. Finalement, je suis revenu il y a cinq jours», s’amuse celui qui, à peine majeur, a traversé l’Atlantique pour rejoindre une «prep school» (établissement privé qui prépare à l’université, similaire aux classes préparatoires aux grandes écoles).
«En France, j’avais du mal à allier études et basket, alors qu’aux États-Unis, c’est beaucoup plus facile, c’est fait pour», explique cet ancien ailier fort, diplômé d’un master en coaching et gestion sportive à l’université d’Angelo State (Texas). Il raconte son parcours comme il détaille sa vision du basket : avec calme, placidité, ce côté relax à l’américaine, mais avec cette pudeur française qui l’incite à ne pas étaler sa science, et fait transparaître son humilité.
C’est donc à Angelo State qu’il a, en parallèle de ses études…
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