bruits, odeurs, intempéries… quand le camping tourne au désastre


LES VACANCES DE L’ENFER (4/5) – Les campings sont peut-être le dernier lieu de villégiature où l’on se montre sans fard. En forêt ou sur une dune, tout y est poreux : les conversations, les odeurs, les intempéries, les contrariétés aussi. Des vacances dont on se souvient longtemps, mais pas toujours pour les raisons espérées.

« Je n’avais plus planté une tente depuis mes années scouts », confesse Mathilde. Son mari, qui n’a jamais campé, la convainc qu’à quarante ans passés, il est temps de franchir le pas. « On a trouvé un endroit de rêve en Corse. » À leur arrivée, le site affiche complet. « Toutes les places face à la plage étaient déjà prises, sauf une. Un miracle », s’enthousiasme la jeune femme. « J’ai insisté pour qu’on s’y pose mais Matthias était convaincu qu’il valait mieux s’installer un peu plus en hauteur. »

Ce dernier lui désigne une zone en retrait sous les pins, traversée par un petit sentier et, surtout, en pente. «On n’allait quand même pas dormir de travers ! », s’exclame Mathilde. « Je lui ai fait remarquer que, n’ayant jamais campé de sa vie, il n’allait quand même pas m’apprendre à dénicher le meilleur spot. Je l’ai accusé de me “mansplainer” [contraction des mots anglais man (homme) et explaining (expliquer), le terme désigne le fait, pour un homme, d’expliquer…

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