« Aux armes, et cetera ! » – Les Bitcoineurs parlent aux Français


Peste brune ou rouge et centro-européistes béats : le discours public a institué trois camps en attendant que les législatives donnent un gagnant. Ou pas. Gagnant qui sera aussitôt contesté, ou contourné. Les urnes, la rue, l’administration forment une course à obstacles déprimante.

Car les électeurs savent que leurs impuissants suffrages passeront ensuite comme bêtes mortes dans la machine à corned-beef. Les politiques bricolent déjà des coalitions d’avant-suffrage. L’après-suffrage en inventera de nouvelles : centre débordant, bascule du bloc central ou coalitions dynamiques. Une pincée de 49.3 rendra la chose comestible sinon appétissante.

Certes la politique intéresse toujours les Français, même ceux, abstentionnistes de cœur ou de dégoût, qui ont abandonné la pratique électorale. Mais ils voient qu’elle se résume à des discours creux quand les gestes concrets capables de mettre en question le système qui les mine et les domine, les gestes capables de tracer un début d’alternative, ne sont pas présents au débat.

Dans la communauté des bitcoineurs se mêlent « gauchos » et « droitards », libéraux et socialistes, centristes, anarchistes, écologistes, pirates et beaucoup de non-votants. Tout ce qui fait débat dans la société fait aussi débat chez nous. Même cette tribune a fait débat !

Au-delà de nos clivages, qu’avons-nous en commun ? Nous considérons Bitcoin comme un progrès technique mais aussi économique et politique, comme un élément de solution aux problèmes de notre temps.

L’économie par des adultes, pour des adultes et sans joker pour les gouvernants

Les « bitcoineurs » partagent un regard qui, de l’œil droit ou de l’œil gauche, n’est jamais complaisant sur l’économie officielle et les économistes de la télévision. Ils refusent d’être bernés par des promesses de campagne qui font depuis des décennies le lit d’un désespoir croissant. La gouvernance de Bitcoin est décentralisée, informatisée, rigoureuse et sérieuse. Les promesses vagues, les promesses creuses, l’argent magique ou les commissions occultes n’y ont pas leur place.

L’émission de nouveaux bitcoins est programmée selon un algorithme précis. La transparence de la blockchain permet d’identifier l’origine de chaque bitcoin. La rareté impose la bonne utilisation de chaque unité de capital. Dans un tel écosystème il n’y a pas d’assouplissement quantitatif pour un ministre de l’Économie défaillant, pas de perte de pouvoir d’achat des sans-grades, pas de fuite en avant de la dette nationale. Bitcoin suggère une société horizontale et responsable qui force les uns et les autres à l’humilité.

Une lutte contre les normes qui nous étouffent

Les bitcoineurs défendent une forme de liberté, dans un système simple où l’ordre s’exerce sans autorité corruptible ou versatile. Ils dénoncent donc les règles irréalistes, inapplicables ou infantilisantes inventées par un État tatillon.

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Contre ce qui finit souvent en infantilisation organisée par l’État « Papa-Maman » (à la fois nourricier et autoritaire) les bitcoineurs participent, depuis bientôt 15 ans maintenant, à la création, à l’entretien et à la défense d’un bien commun normé et efficace. Dans ce cadre, l’initiative individuelle (celle du mystérieux créateur s’il était seul mais surtout celles de centaines de créateurs d’entreprises, de forums ou de médias) reste essentielle mais elle ne peut être présentée comme celle de sauveurs individuels ou providentiels ni représenter une posture d’attente du Messie. Les bitcoineurs font leur le vieux slogan “ni César, ni tribun”.

Les bitcoineurs n’attendent rien des soi-disant nouvelles monnaies numériques que les banques centrales veulent nous mettre dans la poche pour mieux nous tracer, et éventuellement mieux nous restreindre. Bitcoin est un cash, comme celui dont les pouvoirs publics n’ont cessé de restreindre l’usage.

Si vous possédez des Bitcoins, vous pouvez les dépenser ou les donner sans remplir de formulaire ni quémander l’accord de votre banquier. C’est une responsabilité et un motif de fierté. L’État ne peut techniquement pas saisir votre capital en Bitcoin sans engager une vraie procédure judiciaire avec une injonction justifiée.

Pour toutes ces raisons Bitcoin agit comme un thermomètre qui indique la fièvre : il force celui qui comprend cela à mesurer le poison du trop-plein réglementaire qui mobilise partout une force de travail importante pour des activités de paperasse sans valeur. L’hyper-réglementation a abouti ces 40 dernières années à la stagnation du PIB et à l’effacement de la France dans la course aux technologies de demain.

Votre conseiller bancaire lui-même aime vous répéter que le secret d’une bonne épargne, c’est la diversification. Mais parlez-lui de Bitcoin et il va multiplier les mises en garde, voire les menaces. Or, de façon très compréhensible et très classique, l’injection d’une dose de Bitcoin dans votre stratégie d’épargne serait un geste salutaire pour préparer votre avenir. Un nombre croissant de gestionnaires professionnels en tiennent désormais compte. Et vous ?

Bitcoin est un outil monétaire pour tous les Français

Vous faut-il une petite dose de Bitcoin par simple souci de diversification, ou une dose plus importante par prudence ?

L’état actuel de l’économie française comme la qualité de plus en plus critique de sa dette ne mettent pas les Français à l’abri d’une crise bancaire, d’un trou d’air boursier ou, dans le pire des scénarios, d’un krach immobilier aux lourdes conséquences. A titre individuel, investir dans un actif alternatif tel que l’or ou le bitcoin peut s’avérer avisé pour faire face à un possible krach obligataire.

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On ne vous l’a pas trop dit, mais des études statistiques montrent que Bitcoin est déjà la monnaie alternative librement choisie par près de 10% de la population française, qui l’ont adopté malgré les tirs de barrage. Ce n’est pas la monnaie des gagnants et des profiteurs des immenses injections d’argent magique, ce n’est pas la monnaie des hauts-fonctionnaires, ce n’est pas la monnaie des cadres de grandes entreprises, ce n’est pas la monnaie des économistes qui papotent sur les chaînes dites d’information. Ce n’est pas la monnaie de ceux qui ne comprennent pas son intérêt, puisque l’euro, ça marche fort bien pour eux et pour les élites.

Certes Bitcoin a quelques millionnaires voyants et il a servi à quelques crapules, comme toutes les monnaies. Mais dans sa réalité mondiale c’est la monnaie des perdants, des exclus, des jeunes, des marginaux. Du Salvador. Des non-bancarisés. Des entrepreneurs étouffés. De ceux qui ont abandonné l’idée d’être repêchés par un homme providentiel. Bitcoin est une monnaie haïe par un système qui ne le contrôle pas. Bitcoin est un instrument de liberté pour des individus qui n’attendent plus qu’on les aide, c’est aussi une chance pour les ambitieux.

Bitcoin est une raison d’optimisme post-électoral

Si Bitcoin est un espoir économique, il est aussi un espoir social pour tous ceux qui vivent en France, pour ceux qui votent, ceux qui ne votent pas ou ceux qui ne peuvent pas voter.

Voici ce que, réunis par-delà nos propres clivages (qui sont les vôtres) nous avons à vous dire amicalement :

Toi, le LFIste qui crains la peste brune : sache que ton Bitcoin n’a pas de couleur de peau et te permet de résister à l’inflation pour préserver ton pouvoir d’achat, mais pense aussi qu’une économie arrimée à un étalon aussi sérieux que Bitcoin éviterait le recours facile à l’emprunt pour financer des guerres que tu refuses.

Toi, le centriste mondialiste qui crains la montée des extrêmes : Bitcoin est une monnaie transnationale qui te permettra de vivre pleinement ta vie de « anywhere » et il représente aussi une diversification de ton portefeuille d’actifs qui risque de tanguer le 8 juillet au matin au réveil des bourses mondiales.

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Toi, le RNiste : épargner en Bitcoin plutôt qu’en obligations t’évitera de financer la gabegie étatique tout en te laissant un pécule si le prix de ton logement devait s’effondrer en raison de la proximité de narco-trafiquants.

Toi, l’amoureux de la France : Pourquoi accepterais-tu de voir les Etats-Unis préempter ce secteur comme ils l’ont fait sur le web et les réseaux sociaux ? Comprends que Bitcoin est un actif qui peut changer la donne pour la France et l’Europe, à de nombreux égards, depuis la dédollarisation de notre économie jusqu’au développement d’un secteur créateur d’emplois qualifiés et valorisants.

Toi, l’écologiste : Bitcoin dépense de l’énergie, mais seules les études financées par les Banques centrales te laissent croire qu’il en consomme plus que la monnaie légale. En réalité il est bien plus éco-efficient. Lorsqu’on laisse les universitaires faire leur travail de façon indépendante, ils concluent que Bitcoin est un atout pour la transition énergétique, favorisant le déploiement d’ENR, la stabilisation des réseaux électriques et la chasse au méthane. Et dans un monde où toute ressource doit être comptée et utilisée de manière responsable, pourquoi l’argent serait-il la seule chose illimitée (alors que toi-même tu n’en as pas tant que ça, en plus) ?

Toi, l’abstentionniste déçu de la politique et qui ne crois qu’en toi pour assumer ton avenir : Bitcoin t’évite les pièges et la médiocrité des produits d’épargne réglementés et te propose un système dont la gouvernance ne souffre ni combine politique ni fait du prince et dont l’usage ajoute de la transparence dans le public

Et si nous apprenions de Bitcoin ? Et s’il nous réconciliait ? Cela ne se fera pas sans que chacun de nous étudie et « mette le sujet sur la table », interpelle « son » candidat, en parle d’abord à ceux de « son » camp, avant que tous ne comprennent que la monnaie est en réalité un sujet qui concerne tout le monde

Pour le Cercle du Coin, ses administrateurs : Adrian Sauzade, Adli Takkal Bataille, Claire Balva, Jacques Favier, Laurent Benichou, Nazim Morera, Isabelle Tereygeol

Et aussi : Alexandre Stachtchenko, Laurent MT, Ludovic Lars, Sébastien Gouspillou, Yorick de Mombynes, Daniel Villa Monteiro, Faune, Jean-Luc & Marco de Bitcoin.fr



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