Aliocha Schneider : une fascination pour les figures longilignes de Giacometti »


« Je ne sais pas dessiner et le regrette. En revanche, j’aime beaucoup le huitième art. L’exposition dédiée au photographe américain Saul Leiter (1923–2013), aux Rencontres d’Arles l’été dernier, m’a beaucoup marqué. [Le réalisateur] Cédric Klapisch m’a offert un magnifique appareil Leica après le tournage de la série Salade grecque [où Aliocha Schneider joue le rôle de Tom, ndlr]. Je prends moi-même des photos de tout ce qui m’entoure.

Ma copine [la chanteuse canadienne Charlotte Cardin, ndlr] en a utilisé certaines pour la pochette et la promo de son dernier album. Ça fait tout drôle de se savoir amateur mais de voir l’un de ses clichés placardé en gros au milieu de Time Square, à New York…

La quête inspirante de Giacometti

Au premier plan, « Le Chariot » d’Alberto Giacometti (1950). À l’arrière plan, « [La Cage, première version] » par Alberto Giacometti (1949-1950), œuvres présentées lors de l’exposition « Die Frau auf dem Wagen. Triumph und Tod » au musée Wilhelm Lehmbruck, 2010

Au premier plan, « Le Chariot » d’Alberto Giacometti (1950). À l’arrière plan, « [La Cage, première version] » par Alberto Giacometti (1949–1950), œuvres présentées lors de l’exposition « Die Frau auf dem Wagen. Triumph und Tod » au musée Wilhelm Lehmbruck, 2010

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Bronze peint • 164,5 × 68 × 68,8 cm / 90,5 × 36,5 × 34 cm • Coll. particulière / Coll. Fondation Giacometti, Paris • © Succession Giacometti / ADAGP, Paris 2024

C’est ma mère qui m’a initié à l’art. Aussi loin que je m’en souvienne, je l’ai toujours vue un pinceau à la main. Elle manie également l’argile. Le travail d’Alberto Giacometti (1901–1966) lui a inspiré quelques œuvres, dont un triptyque qui trône au-dessus du piano chez nous. Ce qui me plaît avant tout chez ce sculpteur, c’est son style dépouillé, sa quête de l’essentiel, son sens de l’épure. J’ai toujours été fasciné par ses personnages longilignes. Je pense bien sûr à L’Homme qui marche et à La Femme qui marche, qui ont pourtant quelque chose de ténébreux à mes yeux, alors que la figure filiforme qui domine Le Chariot (1950) donne une plus grande impression de légèreté et de liberté.

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« Je ne me suis pas encore retrouvé nez à nez avec cette œuvre »

J’ai découvert ce bronze en feuilletant les catalogues qui traînaient à la maison. La première fois que j’ai été confronté à des sculptures de Giacometti, c’était dans le cadre de la grande rétrospective qui lui était consacrée à Québec, en 2018. Le Chariot n’y était pas. Je ne me suis pas encore retrouvé nez à nez avec cette œuvre. Un jour peut-être… »



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