Agroalimentaire – Jean-François Loiseau élu à la tête de l’Ania – Économie et gestion


Jean-François Loiseau, céréalier et président de l’Association nationale de la meunerie française, a été élu jeudi à la tête de l’Association nationale des industries alimentaires (Ania), un lobby fragilisé par le départ récent de deux gros adhérents.

Retenu pour un mandat de trois ans, il succède à Jean-Philippe André (Haribo France), qui n’avait pas souhaité se représenter. Cultivateur du Loir-et-Cher, Jean-François Loiseau est aussi président de la coopérative Axéréal et de l’interprofession Intercéréales, qui rassemble agriculteurs, exportateurs et meuniers.

« A l’Ania, il entend rassembler l’ensemble des acteurs de l’industrie agro-alimentaire pour défendre et promouvoir l’excellence française du premier secteur économique français », indique un communiqué. Dans son document, l’organisation garde le silence sur les difficultés auxquelles elle fait face actuellement. Elle a d’une part accusé coup sur coup les départs de la Fédération nationale des industries laitières (Fnil), son premier contributeur financier, et de Brasseurs de France.

L’organisation a par ailleurs été sanctionnée en janvier à hauteur de 2,7 millions d’euros par l’Autorité de la concurrence dans une affaire d’entente autour de la communication sur la présence de bisphénol A dans les conserves et canettes. Jean-Philippe André avait alors indiqué qu’il contesterait la décision.

L’Ania, longtemps tête de pont de l’agroalimentaire, doit aussi composer avec d’autres lobbys du secteur. L’Institut de liaison des entreprises de consommation (Ilec) rassemble de grands groupes de l’alimentaire mais aussi de l’hygiène-beauté (Herta, McCain, L’Oréal…), la Coopération agricole défend les intérêts des coopératives, la Fédération des entreprises et entrepreneurs de France (Feef) représente des PME et ETI. Pact’Alim (ex-Adepale) se présente pour sa part comme porte-parole des PME et ETI françaises de l’agroalimentaire, dont Bonduelle, Daunat et Andros. Adepale avait quitté l’Ania en 2020, après déjà une brève rupture en 2010 sur fond de cotisations jugées trop élevées.

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Cette atomisation de la représentation de l’agroalimentaire intervient au moment où, pour faire front commun et peser plus dans le débat public, les distributeurs viennent eux de se rassembler sous la bannière de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD).



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