À Nice, la fin de règne de Christian Estrosi, baron de la droite azuréenne


PORTRAIT – Battu par Éric Ciotti, son ancien protégé devenu rival, après dix-huit ans à la mairie de Nice, Christian Estrosi se met en retrait de la vie politique mais reste menacé par plusieurs affaires judiciaires.

Le «discours d’adieu», dans sa cinquième version, était prêt. Peu de temps après l’annonce des résultats, Christian Estrosi, maire battu de Nice (Alpes-Maritimes), est venu le réciter en respectant toutes les intonations soigneusement indiquées. «Regard», «silence», «respiration», «pause» et même «émotion»… Voilà les consignes ajoutées par sa plume pour offrir à l’élu, au-delà de la défaite cinglante, une sortie à la hauteur de sa longue carrière politique. Cette version du document, transmise par erreur dans la boucle presse et rapidement retirée, a ensuite été remplacée par le discours seul intitulé plus froidement «reconnaissance résultats», sans la précision du nombre de versions qui furent nécessaires pour trouver les bons mots.

Car le moment était forcément douloureux pour Christian Estrosi, puissant et incontesté maire de Nice pendant dix-huit ans. «Une page se tourne. Je vous dis au revoir, mais pas adieu», a-t-il déclaré après s’être incliné dans les urnes face à son ancien protégé…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 86% à découvrir.

Vente Flash

-70% sur votre abonnement. Sans engagement.

Déjà abonné ?
Connectez-vous



Source link

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


9 + 1 =