Tondelier accuse Glucksmann d’être «sacrément privilégié» pour refuser une alliance avec LFI


Lors d’un grand rassemblement de la gauche, la patronne des Verts a étrillé la posture du leader de Place publique qui refuse toute alliance avec les Insoumis, au nom des «valeurs».

Dans la Nièvre, à la Charité-sur-Loire, la gauche et un bon nombre de non-mélenchonistes se sont réunis ce week-end lors d’un Festival d’idées placé sous le signe de «l’espoir». La cheffe des Verts et prétendante à la présidentielle, Marine Tondelier, ainsi que le presque candidat, Raphaël Glucksmann (Place publique) étaient de ces festivités. Lors d’un débat autour de la question «quelles priorités pour la France de demain», où le social-démocrate était absent, la candidate des Verts a accusé son rival d’être «sacrément privilégié» pour avoir refusé au nom de «valeurs» toute alliance avec LFI aux dernières élections municipales.

«Il faut être sacrément privilégié pour penser qu’il vaut mieux perdre sur des valeurs et avoir une ville de droite, que de faire l’union de la gauche et des Écologistes». Et d’étriller, un peu plus tôt : «parce qu’évidemment vous (Glucksmann, ndlr) êtes le seul à avoir des valeurs et tous ceux qui font l’union de la gauche et des Écologistes sont des connards sans valeurs !».


Passer la publicité

La cheffe des Verts, dont la candidature est critiquée au sein même de son parti, est allée jusqu’à mentionner l’un des fils de Raphaël Glucksmann pour servir son argumentaire. «Peut-être que pour lui, personnellement, pour son fils, ça ne change pas grand-chose d’avoir Rachida Dati ou Emmanuel Grégoire. Parce que son fils continuera à avoir accès à la culture, continuera à faire du sport et les activités musicales», juge-t-elle.

«Je t’invite à essayer»

La patronne des Verts réagissait à une prise de parole d’une personne du public, qui appelait à «l’union de la gauche» et regrettait que les forces lyonnaises de Place publique aient quitté le navire après l’alliance, pour le second tour, du maire Écologiste de Lyon, Grégory Doucet, avec la candidate de La France Insoumise. Celle qui vient d’entamer un Tour de France en van électrique, explique qu’elle était en «profond désaccord» et «en colère» sur la position de l’eurodéputé, lors des municipales.

Des propos auxquels l’eurodéputé s’est empressé de réagir. L’accusé s’est fendu d’un post sur le réseau social X : «J’étais au contraire ravi de faire campagne avec Emmanuel Grégoire  car la gauche qui ne sacrifie pas ses principes garde son honneur et gagne les élections. On va le refaire. Je t’invite à essayer», raille-t-il. Avant de rétorquer à la candidate qui a évoqué l’un de ses enfants : «Et laisse mes fils en dehors de tout ça Marine Tondelier». Raphaël Glucksmann a toujours refusé une quelconque nouvelle alliance avec le parti de Jean-Luc Mélenchon, au nom des valeurs. Le leader Insoumis avait d’ailleurs été accusé d’antisémitisme pour avoir joué sur son nom, «Glucksman» (prononcé «ment», ndlr) lors d’un meeting, quinze jours avant le premier tour des municipales.

La stratégie «d’union de la gauche», défendue par la candidate, se heurte à la réalité des résultats électoraux. Le socialiste Emmanuel Grégoire est parvenu à remporter la ville de Paris, en mars dernier, sans alliance avec la candidate Insoumise, Sophia Chikirou. Et dans un certain nombre de villes en France, à l’instar de Toulouse, Clermont-Ferrand, Strasbourg ou Brest, les alliances de la gauche avec LFI ont agi plutôt comme un repoussoir, que comme une stratégie gagnante.



Source link

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


+ 59 = 69