Alors que Donald Trump s’éloigne de l’Otan, Vladimir Poutine veut l’abattre


ANALYSE – La question des prochaines guerres du Kremlin en Europe fut au centre des discussions de la Lennart Meri Conference, qui s’est tenue la semaine dernière à Tallinn.

En face, gardant les âmes d’Ivangorod, les pierres ocre de la majestueuse forteresse qui fut utilisée par Ivan le Terrible, tsar de Russie, pendant la guerre de Livonie. En ce bout de l’Europe, à 200 mètres seulement de la Russie, la petite ville estonienne de Narva forme la pointe est de l’Union européenne. De l’autre côté du pont, la Russie est si proche que les pêcheurs des deux pays, au bord de la rivière, peuvent se parler sans même avoir à crier.

Dans La Guerre d’après, le politologue allemand Carlo Masala, spécialiste des conflits armés, imagine une attaque russe contre Narva en 2028. Son scénario, qui suggère que la petite ville russophone serait la prochaine cible de Vladimir Poutine, avait fait grincer des dents en Estonie lors de sa parution en 2025. Invité de la Lennart Meri Conference de Tallinn, Masala considère aujourd’hui qu’« il est impossible de savoir comment et où les Russes attaqueront un pays de l’Otan ». Mais le scénario de Narva, une déstabilisation de la population…

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