Quelques mois après sa libération d’Algérie, l’écrivain fait son entrée à l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, une distinction qui lui donne du baume au cœur après une année d’emprisonnement éprouvante.
L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal entre samedi à l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, une distinction qui lui «donne de la force» après son éprouvante année d’emprisonnement en Algérie, a-t-il dit vendredi dans un entretien avec l’AFP. «Ça flatte, quand on sort de prison et qu’on a été ramené à zéro, sans statut, sans droits» et «ça me donne de la force», déclare-t-il dans la grande salle de l’Académie déjà aménagée pour la réception officielle.
Son élection dans cet aréopage bruxellois de 40 «fauteuils», dont dix réservés à des étrangers, a eu lieu en octobre 2025, quelques semaines avant sa libération. L’Académie avait alors dit vouloir honorer un homme «portant haut la fonction créatrice de l’écrivain», à ses yeux «inséparable de la liberté dans laquelle elle s’exerce».
Dans l’Académie, Boualem Sansal occupera le fauteuil 37, qui fut celui notamment de Georges Duby et Mircea Eliade. Il y succède au Français Michel del Castillo, décédé en décembre 2024 et auquel il rendra un hommage dans un discours. «C’était un enfant abandonné comme moi», lâche-t-il. Incarcéré en Algérie pendant un an pour certaines prises de position sur son pays natal, l’écrivain a retrouvé la liberté en novembre. Il a été gracié par le président algérien Abdelmadjid Tebboune, qui a répondu favorablement à une demande des autorités allemandes.
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