Yaël Braun-Pivet «regrette» la minute de silence pour Quentin Deranque


La présidente de l’Assemblée nationale estime avoir «appris depuis que c’était un militant d’extrême droite avec des propos et une idéologie abjects», mais elle maintient que «nous ne pouvons pas accepter que des personnes trouvent la mort parce qu’elles portent des idées politiques».

Yaël Braun-Pivet explique «regretter» la minute de silence tenue à l’Assemblée nationale, le 17 février, en hommage à Quentin Deranque. «Oui, je la regrette parce que l’on a appris depuis que c’était un militant d’extrême droite avec des propos et une idéologie abjects», a-t-elle précisé dans un entretien avec Jean-Jacques Bourdin, publiée ce jeudi. Le jeune homme avait été tué «par plusieurs coups de pied à la tête» selon les mots du procureur par des militants d’extrême gauche, en marge d’une manifestation du collectif féministe identitaire Némésis à Lyon le 12 février.

Un mois après sa mort, une enquête de Mediapart a exhumé de nombreuses publications racistes et antisémites publiées sous pseudonymes sur les réseaux sociaux. Sur internet, l’auteur de ces messages étalait sans ambiguïté son admiration pour «Adolf», qu’il qualifiait de «grand homme», plaisantait sur l’extermination des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, revendiquait sa proximité avec des thèses révisionnistes et affichait sa haine des étrangers. «Les Français se disent : ’mais en fait, vous avez honoré cette idéologie’. Les députés n’ont pas honoré l’idéologie. On savait qu’il était engagé mais on ne savait pas quels étaient les propos qu’il tenait au moment de la minute de silence», a ajouté la présidente de l’Assemblée nationale.

Les hommages politiques à Quentin Deranque épinglés après l’exhumation de messages racistes et antisémites postés sur des comptes anonymes


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«Tout le monde est debout parce qu’à ce moment-là nous avons un moment de recueillement pour un jeune qui, pour ses idées politiques, a trouvé la mort. Nous ne pouvons pas accepter la violence en politique, nous ne pouvons pas accepter qu’aujourd’hui dans notre pays des personnes trouvent la mort parce qu’elles portent des idées politiques. C’est ça que nous condamnons ce jour-là», a poursuivi Yaël Braun-Pivet dans cet entretien.



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