Vins français – Début de campagne difficile pour les ventes, selon les statistiques officielles – Alimentation et agroalimentaire


Les ventes de vins de la campagne 2023 sont freinées par l’inflation en France comme à l’étranger et les prix payés aux viticulteurs ont baissé, a indiqué vendredi le service de statistiques du ministère français de l’agriculture, Agreste.

« Sur les cinq premiers mois de la campagne de commercialisation 2023-2024 (août à décembre 2023), les exportations de vins français, hors spiritueux, s’effritent nettement en volume (- 14 %) comme en valeur (- 10 %) par rapport à la même période de 2022 », écrit l’organisme dans une note de conjoncture. « Toutes les catégories de vins sont touchées, notamment les AOP (Appellations d’origine protégée) et le champagne », selon la note.

Selon Agreste, « la dynamique de rattrapage qui avait caractérisé les deux campagnes (après la première année du Covid) s’estompe » tandis que « les tensions inflationnistes » pèsent sur la demande.

L’inflation « freine également les ventes en grande et moyenne distribution » en France, souligne Agreste en mettant aussi en avant une « tendance à la baisse de la consommation des ménages qui touche les vins, à la différence d’autres produits alcoolisés comme la bière ».

Parmi les vins d’appellation, les ventes de vins non pétillants ont reculé de 4 % en grandes et moyennes surfaces en 2023, selon le panel Circana réalisé pour FranceAgriMer et cité par Agreste.

Résultat : les prix perçus par les producteurs de vins d’appellation, hors champagne, s’affichent d’août à décembre 2023 en baisse de 13 % par rapport à la même période en 2022. Les prix du champagne ont, eux, gagné 10 % sur la période.

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Pour les vins avec ou sans indication géographique, ces prix reculent respectivement de 4 % et 2 % sur un an.

Selon une nouvelle estimation d’Agreste, la France a par ailleurs produit 48 millions d’hectolitres en 2023, soit 4 % de plus qu’en 2022 et 8 % de plus que la moyenne 2018-2022, faisant du pays le premier producteur mondial devant l’Italie.

Les évolutions sont toutefois très disparates : la production de vins pour eaux-de-vie a par exemple augmenté de 23 %, atteignant un nouveau record, tandis que la production est en repli dans le Bordelais, le Sud-Ouest, le Languedoc Roussillon et le Sud-Est, des zones touchées par le mildiou et la sécheresse.



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