«Une guerre interne à gauche qui réjouit Jean-Luc Mélenchon et François Hollande»


CONTRE-POINT – Le PS a voulu cette primaire, avec cinq candidats en lice et un premier débat ce mercredi soir, pour faire la démonstration qu’il n’était pas un astre mort.

Jusqu’ici tout va bien pour eux. Jean-Luc Mélenchon et François Hollande peuvent se frotter les mains : la primaire de la gauche socialiste se passe comme ils l’avaient prévue. C’est-à-dire au mieux de leurs intérêts respectifs. Le candidat de La France insoumise peut laisser progressivement se dessiner son profil de « vote utile » à gauche ; l’ancien président de la République peut laisser se construire son statut de recours social-démocrate.

Le premier débat télévisé, sur LCI, inversera-t-il le cours des choses ? Cette primaire voulue par le parti socialiste d’Olivier Faure et acceptée par Place publique, la formation de Raphaël Glucksmann, commence sous les plus mauvais auspices. Un candidat, Philippe Brun, écarté à la hâte sur la foi d’accusations sérieuses mais avant même que l’intéressé soit informé ni consulté, et des échanges de piques entre Ségolène Royal, qui a attaqué, et Glucksmann, qui s’est défendu, qui ne sont pas du niveau d’aspirants à la fonction suprême

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