Une expo à Anvers dévoile l’univers fantasque de Pauline Curnier Jardin


« Cher public », commence Pauline Curnier Jardin (née en 1980) dans une lettre manuscrite distribuée à l’entrée de l’exposition. Longue de trois pages, celle-ci retrace en quelques mots son parcours, racontant sa famille (sa grand-mère institutrice, sa mère psychanalyste, son père poète, ses aïeux « héros » et « héroïnes de l’ombre »), sa maternité (« Fini le temps de faire l’artiste, comme on dit en italien, fini le temps de jouer à souffler sur la vie, à proclamer l’oisiveté ») et son rapport à l’art, qu’elle vit principalement par ces « associations » qui ont donné son titre à cette rétrospective proposée par le M HKA.

Car si son nom est bien seul en haut de l’affiche, Pauline Curnier Jardin aime depuis toujours à travailler avec d’autres, nous explique la commissaire Anne-Claire Schmitz, et de nombreuses œuvres du parcours ont été créées à plusieurs. D’ailleurs dès la première présentée, intitulée Les Mystères de la création sans les mains (2012) : pour cette sculpture qui reprend la forme traditionnelle d’une crèche napolitaine, l’artiste a sollicité un artisan spécialisé du nom de Fabio Paolella.

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